SNCF : le taux de grévistes mercredi le plus bas depuis le début du mouvement

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SNCF, gilets rouges crédit : CHRISTOPHE SIMON / AFP - 1280
Le taux de cheminots en grève poursuit sa baisse mercredi (image d'archives). © CHRISTOPHE SIMON / AFP
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Pour la 16ème journée de grève, la SNCF fait part d'un taux total de grévistes en matinée de 14,46%, le plus faible depuis le début du mouvement de grève.

Le taux de grévistes mercredi à la SNCF contre la réforme du ferroviaire est le plus bas depuis le début du mouvement en avril, mais concerne toujours plus de la moitié des conducteurs, selon les chiffres transmis par la direction de l'entreprise.

14,46% des cheminots grévistes. Pour mercredi, 16ème journée de grève, la SNCF fait part d'un taux total de grévistes en matinée de 14,46%, le plus faible depuis le début du mouvement de grève le 3 avril par épisode de deux jours sur cinq. Vendredi 4 mai, dernier jour de grève ouvré, le nombre total de grévistes s'était établi à 17,12%, qui était déjà le plus bas enregistré jusqu'à présent.

 

Parmi le personnel nécessaire à la circulation des trains, la mobilisation affiche aussi une baisse sensible, même si elle reste soutenue. Plus d'un conducteur sur deux (53%) est ainsi en grève mercredi (contre 63% vendredi), plus de quatre contrôleurs sur 10 (45,5%, contre 58,9% vendredi) et plus de deux aiguilleurs sur dix (20,9% contre 24,5%).

Nouvelle étape pour les syndicats. Après les rencontres bilatérales avec le Premier ministre Edouard Philippe lundi à Matignon, l'intersyndicale CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots se réunit en fin de journée mercredi pour décider des suites à donner au mouvement.

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a estimé mercredi sur franceinfo que le conflit entrait "dans une quinzaine de jours, 15-20 jours, décisifs", période pendant laquelle son syndicat "va continuer de discuter et de se mobiliser. Laurent Brun, de la CGT-Cheminots, a indiqué de son côté que la CGT allait "questionner les cheminots" sur la réforme, tout en estimant que "pour l'instant, il n'y a pas de fin du conflit".