Self-défense, sport et code de la route : ce qui attend les premiers participants au Service national universel

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2.000 jeunes doivent participer au SNU.
2.000 jeunes doivent participer au SNU. © FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Dès dimanche soir, 2.000 jeunes arrivent dans les casernes pour participer au Service national universel, une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Ils seront les premiers à expérimenter cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Dès dimanche, et pour une dizaine de jours, 2.000 jeunes, dont une cinquantaine en situation de handicap, vont participer au Service National Universel (SNU). 

Loin de leur lieu de résidence

Réveil à 7 heures, levée des couleurs à 8 heures, tous en uniforme bleu marine, casquette vissée sur le crâne :  la ressemblance avec le service militaire s'arrête là. Les quelque 2.000 adolescents vont bien effectuer un service national universel, loin de leur lieu de résidence. Pour cette première édition, à échelle réduite, les participants seront répartis sur treize départements, un par région métropolitaine auxquels s'ajoute la Guyane, et seront hébergés dans des "centres SNU" (internats, centres de vacances, Crous etc.). Leurs frais de déplacement sont pris en charge par l'État. Aucun des volontaires n'effectue ce séjour SNU dans son département.

Des journées intenses

Au programme : self-défense, conduite à tenir en cas d'attentat ou de catastrophe naturelle, code de la route, mais aussi sport et activités physiques pour découvrir leur environnement, comme un rallye dans le centre ville de Cayenne, en Guyane, un ramassage de déchets en Bretagne ou la visite de régiments militaires à proximité.

Les participants devront également se soumettre à un bilan de santé individuel et une évaluation de français. Le tout encadré par 450 formateurs, volontaires eux aussi, issus de l'Éducation nationale, des armées ou du bénévolat.

Le goût de l'engagement

L'objectif de ce service national universel est de resserrer les liens entre les jeunes Français, de leur rappeler les valeurs et la devise du pays, mais aussi de leur donner le goût de l'engagement. D'ailleurs, cet été, ils donneront quinze jours de leur temps pour des missions bénévoles.

Parmi ces jeunes, Marty, 15 ans, qui n'en peut plus d'attendre. Parti dimanche matin du Puy de Dôme pour rejoindre les Hautes-Pyrénées, cet ado qui rêve d'être militaire a pris le strict minimum dans sa valise. Au delà des activités prévues, il attend beaucoup de la sensibilisation aux valeurs de la France. "On est une génération qui en prend plein la tronche, et on va continuer à en prendre quand on va grandir", explique-t-il au micro d'Europe 1. "Et savoir réagir face à ça, trouver des gens qui ont les mêmes objectifs, les mêmes valeurs et peut-être donner ces valeurs à des gens qui n'en ont pas conscience, c'est quelque chose de très important". 

Les jeunes sont des lycéens, des décrocheurs scolaires, des apprentis, des élèves en CAP. Après cette première phase en hébergement collectif, ils devront réaliser une mission d'intérêt général cet été ou durant l'année scolaire 2019-2020 : deux semaines, d'affilée ou pas, au sein d'une association, d'une maison de retraite ou de services de pompiers. Coût estimé à terme : 1,6 milliards d'euros par an en période pleine avec les 800.000 jeunes de 16 ans. Une somme entièrement prise en charge par l'État.