Retraites : Emmanuel Macron a "laissé les portes ouvertes" pour Laurent Berger

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Laurent Berger a estimé ce vendredi qu'Emmanuel Macron avait laissé "les portes ouvertes" lors du premier débat de la concertation sur la réforme des retraites jeudi à Rodez.
Laurent Berger a estimé ce vendredi qu'Emmanuel Macron avait laissé "les portes ouvertes" lors du premier débat de la concertation sur la réforme des retraites jeudi à Rodez. © Europe 1
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Après le premier débat de la concertation sur la réforme des retraites jeudi à Rodez, le secrétaire général de la CFDT a estimé qu'Emmanuel Macron avait laissé "les portes ouvertes".

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a estimé vendredi sur LCI qu'Emmanuel Macron avait laissé "les portes ouvertes" lors du premier débat de la concertation sur la réforme des retraites jeudi à Rodez. "Il a répondu à une série de questions qui étaient d'une grande qualité en laissant les portes ouvertes", a indiqué M. Berger.

"Ce que je craignais je vous le dis franchement c'est que le débat soit fini hier soir, ça n'a pas été le cas, c'est la phase de la concertation qui continue et puis il y aura sans doute d'autres débats, il faudra entrer dans des formes de débat où c'est pas seulement un grand oral et des questions-réponses, où les citoyens fassent part aussi de leurs angoisses face à ce projet de réforme qui peut en générer". "En tout cas, pour nous il n'y a aucune question de tranchée", a souligné le patron de la CFDT.

 "La CFDT est opposée à un âge pivot collectif"

A propos du plancher à 1.000 euros pour le minimum vieillesse, M. Berger a souligné que la CFDT "attendait que ce soit fait dans le projet de (budget) de la sécurité sociale, on a été très déçu que ce ne soit pas le cas". "1.000 euros, quand on a travaillé toute sa vie, qu'on a été payé au niveau du SMIC, c'est pas suffisant", a-t-il ajouté. "La CFDT ce qu'elle souhaite c'est d'aller à 100% du Smic" (1.521 euros bruts à l'heure actuelle).

Interrogé sur la déclaration de M. Macron sur l'âge pivot, comme étant "un âge que dans le débat on doit définir, au delà duquel vous n'avez plus de décote" - c'est-à-dire une retraite pleine -, Laurent Berger a rappelé que, "si l'idée c'est d'instaurer un âge pivot qui est le même pour tout le monde, c'est à dire 64 ans pour tout le monde, vous sanctionnez ceux qui à 62 ans auront déjà leur taux plein". "Si l'âge pivot c'est une question individuelle, ça existe déjà, si c'est collectif c'est injuste", a précisé M. Berger. "La CFDT est opposée à un âge pivot collectif".