Retraite : "L'âge pivot n'est pas un totem", affirme le ministre Jean-Michel Blanquer

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Le ministre français de l'Éducation et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, quitte le palais de l'Élysée après la réunion hebdomadaire du cabinet, le 11 décembre 2019 à Paris.
Le ministre français de l'Éducation et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, quitte le palais de l'Élysée après la réunion hebdomadaire du cabinet, le 11 décembre 2019 à Paris. © LUDOVIC MARIN / AFP
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Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a estimé dimanche que l'âge pivot à 64 ans pour la retraite n'était pas un "totem" de la réforme soulignant que "tout se discutait". 

"L'âge pivot n'est pas le totem de la réforme. Le fondamental de la réforme c'est la retraite à points et le fait d'arriver à plus d'égalité plus de justice entre tous les Français", a expliqué dimanche Jean-Michel Blanquer le ministre de l'Éducation sur RTL. "La question de l'âge pivot est un des moyens, un chemin que propose le gouvernement" mais "tout se discute" et "la porte est ouverte", a-t-il ajouté.

Une "ligne rouge"

Édouard Philippe a annoncé que le gouvernement souhaitait reculer l'âge de départ à la retraite, avec un âge pivot fixé à 64 ans à partir de 2027, afin d'équilibrer financièrement le système. Une "ligne rouge" pour les syndicats, y compris la CFDT, qui rejettent en bloc cette idée.

 

Le gouvernement tente depuis jeudi de faire revenir à la table des négociations la CFDT, très hostile à "l'âge d'équilibre" (ou âge pivot), dont l'instauration progressive a été annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe, pour atteindre 64 ans en 2027, avec un système de bonus/malus.

Plusieurs membres du gouvernement ont depuis souligné que les négociations restaient ouvertes, comme la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, qui a jugé samedi que l'âge pivot était "négociable".