Référendum pour les animaux : "On demande de mettre fin aux pratiques les plus cruelles"

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Le journaliste Hugo Clément est à l'initiative du Référendum pour les animaux. 3:58
Le journaliste Hugo Clément est à l'initiative du Référendum pour les animaux. © Europe 1
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Lancée début juillet, la pétition pour organiser un référendum sur la condition animale, a déjà réuni 600.000 signataires. Et 133 parlementaires lui ont apporté leur soutien. Le journaliste Hugo Clément, à l'initiative du Référendum pour les animaux, évoque ses principaux points dans Europe soir dimanche.
INTERVIEW

La pétition pour un Référendum pour les animaux a été lancée début juillet à l'initiative d'Hugo Clément dans le but d'organiser un référendum sur la condition animale. Elle a été soutenue par des entrepreneurs comme Xavier Niel et Marc Simoncini, et par toutes les grandes associations comme la Fondation Brigitte Bardot, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Fondation 30 Millions d'Amis. "Ce sont des mesures assez modérées. On ne demande pas d'arrêter l'élevage ou la chasse. On demande de mettre fin aux pratiques les plus cruelles", résume sur Europe 1 dimanche le journaliste Hugo Clément.  

Il manque encore le soutien 52 parlementaires

En deux mois, 600.000 personnes ont signé la pétition et 133 parlementaires ont apporté leur soutien. "Le référendum d'initiative partagée [RIP] ne peut voir le jour que si 185 parlementaires, députés ou sénateurs, apportent leur soutien. Notre combat principal est donc d'arriver à réunir ces signatures", explique Hugo Clément. Le RIP permet en effet de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins 185 parlementaires et 4,7 millions de citoyens.

Le journaliste relève que parmi les 133 parlementaires, "toutes les couleurs politiques sont représentées : le centre, la gauche, la droite". "C'est assez révélateur du combat de la cause animale qui est transpartisan", constate-t-il. La cause animale est "le sujet rassembleur de tous les camps politiques, qu'on habite en ville ou à la campagne, que l'on soit salarié, entrepreneur ou chômeur : tout le monde est intéressé par ce combat", appuie-t-il.

"L'élevage intensif ne profite à personne"

Les mesures envisagées veulent rompre avec le système actuel. Elles demandent notamment la fin de l'élevage intensif, de l'élevage en cage, ou encore la fin des chasses dites cruelles et violentes. Concernant l'élevage par exemple, le Référendum pour les animaux "propose de mettre fin à l'élevage en cage, qui est un mode d'élevage extrêmement cruel, très douloureux pour les animaux et qui est déjà en train de péricliter", illustre Hugo Clément.

"Qui, aujourd'hui, est d'accord pour enfermer 95% des cochons dans des bâtiments toute leur vie, qui ne verront jamais la lumière du jour et qui ne respirent jamais l'air extérieur ?", demande le journaliste. "Quasiment plus personne n'est d'accord avec ces pratiques là donc il est temps d'évoluer", estime-t-il

"L'élevage intensif ne profite à personne, ni aux animaux, ni aux éleveurs", ajoute Hugo Clément. "Il est temps de mettre fin à ce système qui fait souffrir tout le monde, les hommes et les animaux." Un système qui apparait désormais au grand jour grâce à des lanceurs d'alerte, notamment dans les vidéos de l'association L214.  

Europe 1
Par Céline Brégand