Quel sort pour le plan Borloo ? "On ne peut pas balayer d'un revers de main une réflexion de 6 mois"

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Pour Saïd Hammouche, le président-fondateur de Mozaïk RH, toutes les pistes de réflexion sur les banlieues doivent être prises en compte pour mettre en place une politique publique pleinement novatrice.

INTERVIEW

Une centaine d'élus avaient lancé en octobre l'appel de Grigny pour que l'on vole au secours des banlieues : ces édiles avaient dressé une liste de mesures urgentes à mettre en place. Mardi, le chef de l'Etat rend ses arbitrages. L'occasion également de connaitre le sort réservé au plan banlieues remis par Jean-Louis Borloo à l'exécutif sur le sujet.  

"Toutes les initiatives sont bonnes à prendre". "On ne peut pas balayer d'un revers de main une réflexion de 6 mois, qui a eu une dynamique d'analyse sur l'ensemble du territoire et qui a même été en outre-mer", plaide pour sa part, auprès d'Europe 1, Saïd Hammouche, le président-fondateur de Mozaïk RH, premier cabinet de recrutement spécialisé dans la diversité, et membre du "Conseil présidentiel de la ville" mis en place par Emmanuel Macron. "Il faut saluer le travail de Jean-Louis Borloo, c'est un job qui n'est pas évident, et toutes les initiatives sont bonnes à prendre tellement le problème est grave à traiter", explique-t-il.

Une politique "décalée et novatrice". Pour ce bon connaisseur des quartiers défavorisés, il est essentiel de "réinstaller le droit commun" dans les banlieues. "L'égalité des chances, il faut la mettre en musique sur ces territoires", plaide-t-il. Il espère également qu'une plus grande marge de manœuvre pourra être donnée aux acteurs de terrain. "Aujourd'hui, il faut laisser l'espace à des spécialistes, des experts qui connaissent le terrain et ont une expertise particulière, pas forcément la pratique professionnel d'un haut-fonctionnaire, mais c'est complètement complémentaire, pour pouvoir faire émerger une nouvelle politique publique", développe-t-il. "En ayant cette réflexion décalée et novatrice, il peut se passer quelque chose de très fort", assure-t-il.

"Il va falloir trouver d'autres solutions, faire en sorte de construire en plan plus ambitieux, plus dynamique et beaucoup plus orienté vers une culture de résultats", conclut Saïd Hammouche.