procès, 13 novembre 1:25
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Gwladys Laffitte, édité par Laura Laplaud
Pour la 12e semaine du procès des attentats du 13 novembre 2015, la cour d'assises spécialement composée, examinait mardi le parcours d'un homme, Muhammad Usman, qui aurait dû faire partie des commandos des attentats, mais sa remontée de la Syrie vers l'Europe a été freinée par divers problèmes. 

Parmi les accusés du procès des attentats du 13-Novembre, un homme, Muhammad Usman, interpellé en décembre 2015, dans un foyer de migrants en Autriche. Il aurait dû faire partie des commandos des attentats mais son trajet de la Syrie vers l'Europe ne s'est pas passé comme il l'avait prévu. Mardi, une vidéo inédite a été projetée pendant l'audience. 

Un nom peu médiatisé 

Détenu en France depuis juin 2016, le Pakistanais Muhammad Ursan n'est pas le plus connu des accusés. Sur cette vidéo de propagande de l'Etat Islamique, "une preuve de guerre" récupérée en zone irako-syrienne, diffusée pendant l'audience, une scène de liesse de six minutes a lieu dans la rue. Des hommes armés crient de joie en arabe, ils fêtent la prise d’une ville irakienne. Au bout de leur bras, le drapeau noir de l'organisation terroriste est brandi. 

À deux moments, Muhammad Usman est identifiable derrière des hommes interviewés. Sur une image, il porte une arme lourde dans son dos. Pourtant, il indique ne pas avoir combattu lors de son séjour ni n'avoir été formé pendant sa jeunesse à la fabrication d'explosifs par des talibans.

La chute de cette ville a lieu en mai 2015 sauf que l’accusé a assuré être arrivé sur zone en août 2015. Pour l’enquêtrice de la DGSI qui a présenté cette vidéo, c’est une preuve irréfutable que le pakistanais a minimisé son engagement au sein de l’Etat Islamique.  Si le président de l'audience a souhaité avoir la version de l'accusé sur ces nouvelles "preuves", son avocat s'y est opposé. Pour cause, les interrogatoires des accusés ne sont pas prévus avant janvier prochain.