Pour "sauver l'année" touristique, des députés plaident pour un décalage des vacances d'été

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Les députés LR veulent permettre aux secteur touristique de profiter au maximum de la période estivale.
Les députés LR veulent permettre aux secteur touristique de profiter au maximum de la période estivale. © DAMIEN MEYER / AFP
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Trente députés Les Républicains suggèrent de reporter une partie des vacances en septembre, une mesure permettrait selon eux aux hôteliers et restaurateurs de profiter au maximum de la période estivale. Julien Aubert, député du Vaucluse portant cette requête au gouvernement, était l'invité d'Europe 1 samedi.
INTERVIEW

Trente députés LR ont réclamé vendredi des "clarifications urgentes pour le tourisme", suggérant notamment de reporter les congés de début juillet à début septembre et de prévoir un dispositif de défiscalisation des réservations en France. Invité d'Europe 1 samedi, le député du Vaucluse Julien Aubert a justifié cette demande par la nécessité de faire en sorte que l'industrie touristique "puisse [fonctionner] au maximum de ses capacités" et ainsi "sauver son année" malgré le coronavirus.

"Il y a fort à parier que beaucoup d'entreprises ne survivront pas" 

Dans un communiqué, les élus ont relayé les "interrogations nombreuses des professionnels du tourisme, inquiets pour la saison estivale", alors que les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration s’entretenaient vendredi avec Emmanuel Macron. "Visiblement, le mois de juillet n'est pas complètement sécurisé au plan sanitaire", déclare Julien Aubert. "Si elles se retrouvent avec un seul mois ou un bout de mois [d'activité], il y a fort à parier que beaucoup d'entreprises ne survivront pas."

Outre des mesures fiscales pour venir en aide aux entreprises, les députés appellent à repousser la date de rentrée scolaire afin que la saison touristique s'étende jusqu'à mi-septembre. "Le sujet est d'anticiper ce qui peut l'être. En septembre on sera sortis de la période la plus dure", tonne Julien Aubert, qui espère voir ainsi hôteliers et restaurateurs renflouer leurs caisses.

Une campagne "Partons en France"

Julien Aubert y voit également le moyen d'assurer la sécurité sanitaire dans les écoles : "C'est plus intelligent que les enfants soient à l'école après le 15 septembre que de les faire reprendre le 1er septembre. On sera plus loin de l'épicentre de la crise sanitaire."

Cette mesure pourrait enfin s'accompagner d'une "grande campagne 'Partons en France' soutenue par l’Etat", précisent les 30 parlementaires dans leur communiqué, afin d'aider les professionnels mais aussi "éviter que des Français ne réimportent l’épidémie d’un autre pays à leur retour".

Europe 1
Par Antoine Cuny-Le Callet