Plus des deux tiers des Français favorables au rétablissement de l'ISF

  • A
  • A
En décembre, Emmanuel Macron a fermé la porte à un rétablissement de l'ISF. © DAMIEN MEYER / AFP
Partagez sur :

D'après un sondage Ifop pour le "JDD", 77% des Français sont favorables à un retour de l'ISF, remplacé en janvier 2018 par l'impôt sur la fortune immobilière.

Plus des deux tiers (77%) des Français sont favorables au rétablissement de l'impôt de la Solidarité sur la fortune (ISF) à l'issue du "grand débat national" voulu par Emmanuel Macron, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.

80% pour la prise en compte du vote blanc. Dans cette étude, les sondés étaient invités à donner leur avis sur cinq mesures qu'ils souhaiteraient voir adoptées ou non à l'issue de cette grande concertation censée répondre à la crise des "gilets jaunes". Ils sont 82% à se dire favorables à la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires, 80% à vouloir la prise en compte du vote blanc dans les résultats des élections et 80% pour l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC), l'une des principales revendications des "gilets jaunes".

Concernant le rétablissement de l'ISF, également réclamé dans toutes les manifestations, 77% des sondés disent y être favorables. Ce souhait est partagé même par les partisans de La République en marche puisque 61% de ceux qui se disent proches du parti présidentiel sont en faveur d'un retour de l'ISF.

Des membres de la majorité favorables au rétablissement de l'ISF. Depuis janvier 2018, l'ISF a été supprimé et remplacé par l'impôt sur la fortune immobilière, qui frappe les particuliers ayant des biens et droits immobiliers dépassant 1,3 million d'euros après abattement. L'opposition de gauche réclame son rétablissement pour financer des mesures sociales. Des membres de la majorité, dont le député Bruno Bonnell ou la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, s'y sont également dit favorables.

Si le président Emmanuel Macron a fermé la porte début décembre à un rétablissement de l'ISF, l'exécutif a maintenu sa promesse d'évaluer les effets de cette réforme, en disant ne pas "craindre le débat" sur ce sujet. À partir de la mi-janvier et jusqu'en mars, quatre thèmes seront au cœur du "grand débat national" auquel les citoyens sont invités à participer : la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté (dont l'immigration), l'organisation de l'État et des services publics.

Enquête réalisée en ligne par téléphone les 4 et 5 janvier auprès de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.