Pas de machine à coudre avant 15 ans : une lycéenne exclue de son bac pro couture en raison d'une règle absurde
À Marseille, une jeune lycéenne de 13 ans a été renvoyée de son bac professionnel couture car elle n'avait pas l'âge requis (15 ans) pour pouvoir se servir d'une machine à coudre. L'adolescente avait pourtant été admise dans ce lycée avant d'en être exclue. Les parents de l'élève dénoncent une règle absurde.
Une décision injuste ? Une lycéenne marseillaise, bonne élève avec un an d'avance sur le cursus, a été renvoyée de son bac professionnel couture. Le motif : elle n'a que 13 ans et demi et non 15 ans, âge requis pour pouvoir se servir d'une machine à coudre. Une règle absurde dénoncée par ses parents. L'adolescente avait pourtant été admise dans ce lycée avant d'en être exclue.
"C'est un peu triste et décevant"
Un portefeuille violet parfaitement conçu. Depuis longtemps, Anaïde fabrique sa propre maroquinerie. "J’en fais pas mal. Je mets à peu près une demi-heure, trois quarts d’heure à en faire une. J’aimerais bien en faire un métier. Je vise vraiment la haute couture, monter au niveau des échelles de la mode", espère-t-elle.
Admise en bac professionnel, elle a été renvoyée du jour au lendemain, parce qu'elle est trop jeune légalement pour toucher une machine à coudre. "En plein milieu de la journée, on vient me chercher au lycée en me disant : ‘tu prends tes affaires, tu n’as plus le droit de venir’. Je n'y croyais pas sur le coup, ça a été assez brusque. On motive les enfants maintenant à travailler correctement. Juste pour un an d'avance, on me bloque. C'est un peu triste et décevant", déplore la jeune lycéenne.
"J'ai l'impression d'avoir été confrontée à des murs"
Une décision qui provoque la colère de sa mère, Émilie, qui dénonce une situation absurde. "J'ai l'impression d'avoir été confrontée à des murs. Soit on interdit ces jeunes-là de rentrer sur des filières professionnelles où ils vont être amenés à manipuler des outils, soit on fait des dérogations ou on modifie la loi pour que les jeunes en apprentissage aient les mêmes droits que des adultes", réclame-t-elle.
Au pied levé, Anaïde a finalement trouvé une formation artistique dans un nouveau lycée sans perdre de vue, elle l'espère, son rêve de haute couture.