A Lunel, deux enfants de djihadistes ont été rapatriés : "Elle ne voulait pas que ses enfants paient pour ses erreurs"

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Les deux enfants ont été rapatriés lundi. Leur famille espère désormais pouvoir obtenir leur garde. 
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La France a rapatrié lundi matin douze enfants de djihadistes français qui se trouvaient dans le nord-est de la Syrie. Parmi eux, une petite fille de 9 ans et un petit garçon de 3 ans, tous deux originaires de la région de Lunel dans l'Hérault. Leur famille espère maintenant pouvoir obtenir leur garde. 

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L'aînée n'avait que cinq ans quand Saïda, sa mère, est partie épouser Yassine Sakkam, un djihadiste originaire de Lunel, exécuté en Irak à la fin du mois de mai. Les oncles et les grands-parents des enfants, dont le dernier est né en Syrie, avaient porté plainte pour enlèvement.

"Elle ne voulait pas que ses enfants payent pour ses erreurs"

Selon Me Sophie Mazas, avocate de la famille, cela faisait de longs mois que Saïda espérait que ses enfants rentrent en France. "Ça fait un an et demi qu'elle a accepté. Elle a persévéré dans cette voie", détaille-t-elle. "C'est un sacrifice, ça sera très dur là-bas pour elle. Mais elle ne voulait pas que ses enfants payent pour ses erreurs", explique encore l'avocate. "Elle sait qu'en France, ils seront bien. C'est un gros soulagement. Les enfants espèrent maintenant pouvoir rentrer chez eux (...) et oublier la guerre". 

Ce choix de laisser parti ses enfants, seuls, est lourd de conséquences. Dans le camp où elle était détenue depuis plusieurs semaines, cette famille était la cible de jets de pierres. Et maintenant que les enfants sont partis, beaucoup redoutent des représailles contre Saïda. Les enfants vont, eux, d'abord être confiés à l'aide sociale à l'enfance, avant que la justice décide de leur garde.