"On est plus serein" : à Paris et Lyon, les abords des écoles "piétonnisés"

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école façade
Piétonniser les abords des écoles a un double enjeu : sécuritaire et écologique. © PHILIPPE LOPEZ / AFP
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Depuis la rentrée, plusieurs abords d'écoles parisiennes et lyonnaises ont été piétonnisés pour assurer la sécurité des enfants, mais aussi réduire la pollution. C'est notamment le cas rue Tandou, dans le 19ème arrondissement de la capitale.
REPORTAGE

Se garer rapidement en double file, sortir de sa voiture pour ouvrir la portière arrière et faire un bisou à son enfant avant qu'il franchisse les grilles de son école : cette scène classique de la vie quotidienne d'un parent est en train de se raréfier à Paris et à Lyon. Depuis la rentrée, dans ces deux villes, les édiles ont décidé de piétonniser les abords des écoles à marche forcée avec un double enjeu : sécuritaire et écologique.

57 rues piétonnisées à Paris 

Dans la capitale, ce sont ainsi 57 nouvelles rues qui ont été soit interdites aux voitures, soit aménagées et limitées à 20km/h. C'est notamment le cas de la rue Tandou, dans le 19ème arrondissement. L'an dernier, une enfant avait été renversée par une voiture à la sortie de l'école, alors que cet axe était prioritaire. La mairie y a donc installé d'énormes jardinières, en quinconce, de part et d'autre de la rue, pour forcer les voitures à slalomer et à rouler au pas.

"Les enfants ne font pas toujours attention en traversant la rue"

Mais ce n'est pas tout : les lignes en pointillés pour signaler les places ont été effacées, il n'est donc plus possible de se garer. Et pour que tout le monde comprenne bien le message, "un adulte et une petite fille ont été dessinés sur la chaussée", précise à Europe 1 Antoine Jougla, ingénieur en chef à la voirie. 

Malgré tout, une dizaine de voitures sont encore stationnées rue Tandou et la fourrière doit passer régulièrement, preuve qu'il faut du temps pour que tout le monde intègre les nouvelles règles. Mais il y a du mieux selon le directeur de l'une des quatre écoles de la rue Tandou. "Les enfants ne font pas toujours attention en traversant la rue, là on sait qu'ils ne risquent rien, on est plus serein."

Un nouvel espace libre

D'autant que la piétonnisation ne s'arrête pas là. Maintenant que ces mètres carrés ont été libérés, les riverains doivent décider ce qu'ils veulent en faire. Parmi les idées proposées : mettre en place un circuit pour que les enfants apprennent à faire du vélo ou, plus ambitieux, retirer le bitume et y planter des arbres à la place.

Europe 1
Par Virginie Salmen, édité par Ugo Pascolo