Obsèques de Cédric de Pierrepont, l'un des deux militaires tués au Burkina Faso

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Les obsèques ont eu lieu à Larmor-Plage, près de Lorient, dans le Morbihan.
Les obsèques ont eu lieu à Larmor-Plage, près de Lorient, dans le Morbihan. © Damien MEYER / AFP
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Cédric de Pierrepont était l'un des deux membres du prestigieux commando Hubert, tombés lors d'une mission à haut risque au Burkina Faso pour libérer deux touristes français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas.

Les obsèques de Cédric de Pierrepont, 33 ans, l'un des deux membres des forces spéciales tués en libérant des otages au Burkina Faso, ont débuté mercredi après-midi en l'église Notre-Dame de Larmor-Plage, près de Lorient, dans le Morbihan, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des avions et des hélicoptères ont survolé l'église

Environ 500 personnes, dont de nombreux "bérets verts", se sont rassemblées sous le soleil sur le parvis de la petite église du XVe siècle de cette ville balnéaire de 8.000 habitants qui jouxte Lorient. Les cloches ont sonné à 14h15 et le corbillard est arrivé quelques minutes après. 

Des avions et des hélicoptères ont survolé l'église, la ville et le cercueil, couvert d'un drapeau français, est entré dans la petite église au son des cornemuses qui ont entonné La marche de Bruce au milieu d'une haie d'honneur, composée de 40 "bérets verts". La cérémonie était retransmise à l'extérieur grâce à des hauts parleurs.

"Un devoir d'être ici"

"C'est un devoir pour moi d'être ici. On est d'autant plus touchés qu'il y a beaucoup d'écoles de commandos dans le coin. Ça me touche de voir tous ces 'bérets verts' ici sur le parvis. C'est grâce à ces gens qu'on est en paix aujourd'hui", a déclaré Marcel, 47 ans, venu de Moëlan, dans le Finistère. "On se sent concernés bien sûr par ce décès. On veut offrir un témoignage de sympathie à la famille. On sait ce que c'est qu'un deuil pour une famille ou pour un pays", a confié Anne, quinquagénaire.

Un hommage national avait été rendu lundi à Paris, aux Invalides, à Cédric de Pierrepont ainsi qu'à Alain Bertoncello. Le président Emmanuel Macron avait salué le sacrifice des deux "héros", auquel il avait remis la légion d'honneur à titre posthume. Une "sangle de vie", identique à celle des nageurs de combat en opérations, avait été tendue entre les deux cercueils, symbole de destins liés dans l'action comme dans la mort.