NDDL : les gendarmes détruisent des cabanes reconstruites dans la ZAD

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Les cabanes avaient été construites notamment à l'occasion du premier anniversaire de l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport, le 17 janvier 2018. (Photo d'archives)
Les cabanes avaient été construites notamment à l'occasion du premier anniversaire de l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport, le 17 janvier 2018. (Photo d'archives) © GUILLAUME SOUVANT / AFP
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Dans le cadre d'une opération de "maintien de l'ordre classique", les forces de l'ordre ont entamé mardi la destruction de deux cabanes érigées illégalement sur le site de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. 

Une opération de gendarmerie est menée dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes mardi, avec pour objectif de détruire des cabanes en bois érigées illégalement, un an après l'abandon du projet d'aéroport, a indiqué la préfecture de Loire-Atlantique. Depuis 7 heures, "une opération de déconstruction de deux structures en bois situées aux abords de la route départementale 281 a été engagée et sera terminée dans la journée", a déclaré la préfecture, soulignant qu'elle se déroulait "dans le calme".

Une opération de "maintien de l'ordre". "Cette opération n'a aucune conséquence sur le processus de régularisation engagé avec les habitants" et "s'inscrit dans le cadre du maintien de l'ordre classique", a-t-elle ajouté. L'opération a été validée par une décision de justice rendue la semaine dernière concernant les constructions illégales sur cette parcelle propriété de l'État. Les cabanes avaient été construites notamment à l'occasion de du premier anniversaire de l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport, le 17 janvier 2018.

Pas de frein aux projets agricoles. Mais elles sont "sans lien avec les projets agricoles qui ont fait l'objet de conventions d'occupation précaire. L'État a toujours été clair et n'accepte aucune reconstruction des squats illégaux qui avaient été détruits lors des deux phases d'expulsion", a précisé la préfecture. En décembre, l'État et le département de Loire-Atlantique ont concrétisé un accord sur la rétrocession de 895 hectares de terres, initialement prévues pour accueillir le futur aéroport, à des fins agricoles. Elle devrait être effective fin mars.