Mort de Victorine : ce que l'on sait du suspect passé aux aveux

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Le suspect interpellé mardi est passé aux aveux (photo d'illustration). 1:28
Le suspect interpellé mardi est passé aux aveux (photo d'illustration). © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Un jeune homme de 25 ans a été interpellé et a avoué le meurtre de Victorine Dartois, 

C'est une avancée considérable dans l'enquête sur la mort de Victorine, 18 ans, dont le corps sans vie a été retrouvé dans une commune de l'Isère, fin septembre. Un homme de 25 ans, interpellé mardi après-midi, aurait avoué sa participation aux faits en garde à vue. Mercredi matin, il a même été transporté par les enquêteurs sur les lieux de la disparition de la jeune femme, près du stade de Villefontaine, pendant près d'1h30, le temps de vérifier certains éléments de ses déclarations. Europe 1 fait le point sur ce que l'on sait de ce suspect. 

À 800 mètres à vol d'oiseau de chez Victorine

Cet homme est un chauffeur-livreur de 25 ans, jeune père de famille, père d'un garçon de moins d'un an. Il vivait avec sa femme, non loin de chez Victorine, à 800 mètres à vol d'oiseau. Ce n'est donc pas à proprement parler un voisin. En tout cas, il semble qu'il ne connaissait pas la jeune femme ni sa famille. Il l'aurait visiblement rencontrée le samedi soir, près du stade.

Sandra, voisine de l'appartement où vit le suspect, au rez-de-chaussée d'un petit lotissement, se dit "sous le choc" auprès d'Europe 1. "C'est quelqu'un de très tranquille, très gentil, qui me disait bonjour quand il me voyait. Jamais de regard ou de geste déplacé", témoigne-t-elle. "Il aurait pu s'en prendre à moi, à ma fille, à ma cousine... Franchement, c'est traumatisant. "

Connu pour des affaires de stupéfiants

 Cet homme était déjà connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, vol et outrage. Et si ce sont les hommes du GIGN qui ont procédé à son interpellation hier, c’est parce que l’on craignait qu’il soit armé. On ignore, mercredi soir, si c’était vraiment le cas.

Europe 1
Par Jean-Luc Boujon, édité par Margaux Lannuzel