Meurtre d'Angélique : "le ciel est tombé sur la tête" des collègues de David R.

Un des bus de la métropole lilloise 1:29
  • Copié
Lionel Gougelot, édité par Ugo Pascolo
Une cellule psychologique a dû être mise en place pour prendre en charge les collègues de David R., traumatisés par le meurtre d'Angélique. 

Ils sont abasourdis. Les collègues de David R., mis en examen des chefs de "séquestration de mineur de 15 ans pour faciliter un crime ou un délit, de viols et meurtre sur mineur de 15 ans", n'aurait jamais pu imaginer. Au dépôt de bus de Wattrelos, où il travaillait, les actes de David R. ont provoqué un véritable traumatisme. 

"Jeudi [le lendemain de la disparition d'Angélique, ndlr] il était à la machine à café. Il était tout à fait normal", explique Nordine, l'un de ses collègues. "Rien dans son comportement laissait penser que la veille, il avait tué une gamine. Il était toujours discret, rien ne montrait qu'il avait fait un crime aussi odieux", ajoute-t-il. "Dans le dépôt, c'est le chaos total, on est tombé des nues",poursuit Nordine au micro d'Europe 1. "Tout le monde est choqué parce que toucher une gamine de 13 ans, c'est impardonnable".

Évoquant la disparition d'Angélique avec ses collègues, David R. leur aurait même confié qu'il envisageait de participer aux recherches pour retrouver l'enfant. Un double jeu qui a choqué ses collègues, à tel point qu'une cellule psychologique a dû être mise en place. "La cellule a été mise en place dans le dépôt", explique Mohamed Fari, délégué CGT. "Les conducteurs qui en sentaient le besoin pouvaient aller en discuter avec des spécialistes". "Vu le nombre de coups de fil que j'ai reçus de salariés qui ont été amenés à le côtoyer pour une raison ou une autre, le ciel leur est tombé sur la tête". Des salariés qui s'étonnent aussi que cet homme au lourd passé judiciaire puisse être embauché, sans des vérifications plus approfondies.