"Les masques sur nos trottoirs finissent dans l'océan" : le cri d'alarme de Brune Poirson

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Brune Poirson invite les Français à privilégier les masques en tissu. 5:18
Brune Poirson invite les Français à privilégier les masques en tissu. © Europe 1
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Invitée lundi d'Europe 1, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire Brune Poirson est revenue sur les nombreux masques de protection jetés par les usagers dans la rue, en insistant sur les conséquences sur la pollution des océans. Elle rappelle qu'un durcissement des sanctions entrera en vigueur cet été.
INTERVIEW

Indispensables pour la protection des Français contre le coronavirus, les masques représentent pourtant une nouvelle source de pollution, et ce jusque dans les océans. "On verra bientôt plus de masques que de méduses dans l'eau", a ainsi alerté sur notre antenne le plongeur Laurent Lombard. Invitée lundi d'Europe 1, Brune Poirson, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a appelé les Français a privilégié les masques en tissus plutôt que les masques jetables, et a alerté sur le fait que "les déchets sur nos trottoirs finissent dans nos océans". 

"J'encourage les Français à utiliser les masques en tissu"

"Si on veut des océans propres, il nous faut des trottoirs propres", martèle la membre du gouvernement, qui propose plusieurs solutions pour remédier à cette situation. Tout d'abord, "il faut réduire drastiquement la pollution à la source, en changeant nos modes de consommation", explique-t-elle, vantant "les formidables masques en tissus, fabriqués en France et largement disponibles". "J'encourage les Français à les utiliser", dit-elle encore, avant de rappeler que ces masques en tissu sont réutilisables et lavables plusieurs fois. 

De son côté, le gouvernement a aussi prévu de durcir les sanctions. Jeter des déchets sur la voie publique, un masque ou encore un mégot pourra désormais être sanctionné d'une amende de 135 euros, contre 68 euros actuellement, selon un projet de décret qui devrait être présenté mi-juin. L'amende pourrait même monter à 375 euros, voire 750 euros si la police établit un procès-verbal et le transmet au tribunal, avait précisé le ministère de la Transition écologique. "J'espère que cette amende pourra être en application dans le courant de l'été", indique Brune Poirson. 

Europe 1
Par Antoine Terrel