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Théo Maneval, édité par Cédric Chasseur
Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, justifie au micro d'Europe 1 la décision prise par son ONG, qui a demandé aux participants de la Marche pour le climat de quitter la manifestation après des débordements, samedi.
INTERVIEW

Il était "en tête de cortège". Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, faisait partie des 15.200 personnes rassemblées dans la Marche pour le climat, selon le décompte du cabinet Occurence. Et pour lui, tout s'est passé très vite. "C'est devenu violent très rapidement. Des manifestants, cagoules noires, ont dépassé le cortège et sont venus s'affronter avec les policiers".

Une réaction disproportionnée de la police pour le directeur de Greenpeace France

Jean-François Julliard pointe la responsabilité des forces de l'ordre. "Il y a eu une réaction disproportionnée de la police", estime-t-il. "On a vu des grenades lacrymogènes arrivées au milieu des manifestants pacifiques et non-violents." À savoir pour le directeur de l'ONG en France, "des salariés et des militants de de Greenpeace, qui étaient là avec leurs enfants."

Réfléchir à la suite de la mobilisation

Pour Jean-François Julliard, la manifestation ne pouvait donc se poursuivre dans ces conditions. "C'est très décevant et assez triste. Ça nous met en colère que cela se passe comme ça", souffle-t-il. S'il évoque "un sentiment de gâchis", le responsable français de Greenpeace pense déjà à l'avenir. "On n'avait absolument pas besoin de cela. On avait une manifestation familiale, pacifique, avec du monde. Il va falloir réfléchir maintenant à la suite de la mobilisation et trouver d'autres moyens pour faire en sorte que cette mobilisation se poursuive, parce qu'on a besoin qu'elle se poursuive."