Débordements en marge de la Marche pour le climat : "ce sont des 'yellow blocs' que l'on a aujourd'hui"

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Christophe Rouget, secrétaire général adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), dénonce sur Europe 1 "l'infiltration" de "gens venus en découdre" dans des manifestations pacifiques. 
INTERVIEW

"Nous avons un bilan qui est satisfaisant, parce que nous n'avons pas eu de blessés parmi les manifestants et les policiers, et pas beaucoup de biens qui ont été dégradés", estime Christophe Rouget. Interrogé par Europe 1 à l'issue des trois manifestations parisiennes de samedi - celle des "gilets jaunes", celle contre la réforme des retraites ainsi que la Marche pour le climat -, le Commandant de police et secrétaire général adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) a salué le travail des forces de l'ordre, tout en dénonçant l'infiltration de "casseurs" dans des cortèges pacifiques. 

"Nous avons réussi à contenir ces manifestants, mais à quel prix ?", interroge d'abord Christophe Rouget. "C'est 7.500 policiers qui ont été réquisitionnés, depuis tôt ce matin. Le service a bien fonctionné, on a fait beaucoup de prévention, des contrôles en amont, beaucoup d'objets dangereux ont été saisis. (...) On a mis en place des stratégies de mouvement pour contourner ces black blocs qui ont pu se former mais qui ont été rapidement dissous." Selon la préfecture de police de Paris, 163 personnes avaient été interpellées à Paris à 18 heures, samedi. 

"Ce sont des gens qui ne viennent que pour casser"

Interrogé sur la présence de manifestants radicaux de l'ultra-gauche et de "gilets jaunes" dans le cortège pour le climat, évalués à un milliers de personnes par la préfecture de police, le Commandant estime qu'il "n'y a presque plus de black blocs : ce sont des 'yellow blocs' que l'on a aujourd'hui, des gens qui essaient de s'infiltrer dans des manifestations classiques et qui empêchent les gens de manifester (...) Ce sont des gens qui ne viennent que pour casser." 

"Il y a des manifestations pour le climat qui se sont déroulées dans un calme parfait, par exemple à Toulouse hier, et on se retrouve là avec des gens qui empêchent les gens de manifester et qui commettent des dégâts", déplore encore le responsable syndical. "C'est vraiment lié au type de manifestants, lorsque vous avez des gens qui veulent en découdre, (...) ce n'est plus de la liberté de manifester, ce sont des délinquants. (...) Il faudra qu'on fasse évoluer nos sommations, pour que les gens honnêtes, les gens qui manifestent correctement puissent s'en aller et ne servent pas de protection à ces casseurs." 

Europe 1
Par Margaux Lannuzel