Maltraitance animale : le combat de David Hallyday contre la captivité des espèces

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Alors que les députés débattent mardi d'une proposition de loi contre la maltraitance animale, David Hallyday explique à Europe 1 pourquoi il s'est engagé contre ce phénomène protéiforme. "Il est grand temps de se soucier de tout ce qui nous entoure, y compris la souffrance animale", défend-il.
INTERVIEW

L'Assemblée nationale débat mardi d'une proposition de loi de la majorité contre la maltraitance, en écho aux préoccupations de la société et alors qu'un Français sur deux possède un animal de compagnie. D'après le baromètre Ifop pour la Fondation 30 Millions d'Amis, près de 7 Français sur 10 (69%) considèrent que les animaux sont mal défendus par les politiques. Les parlementaires sont donc "sous la pression de l'opinion", estime l'institut. D'autant que des personnalités prennent position, à l'instar de David Hallyday, qui explique au micro d'Europe 1 pourquoi il défend la cause animale et combat la captivité.

"Quelque chose qui m'est cher"

"Depuis que j'aime les animaux, c'est-à-dire depuis que je suis tout petit, je me positionne en tant que défenseur de mon environnement et des animaux", affirme le chanteur. "Ce n'est pas nouveau. Je l'ai fait en musique et en chansons de nombreuses fois." Au point, d'ailleurs, de mentionner sur ses réseaux sociaux qu'il est un "activiste" de cette cause. "C'est clair que ça fait partie de ma vie. Je donne ma voix, je fais des actions, je ne mange pas d'animaux, donc je respecte totalement ce que je dis. C'est quelque chose qui m'est cher", défend-il.

En janvier 2020, le chanteur avait posé pour une campagne de l'association Peta contre la présence des animaux au sein des cirques. "Pour les animaux, le cirque est une prison. Brisons leurs chaînes", était-il inscrit sur l'affiche, montrant l'artiste chaînes aux poignets pour dénoncer ce phénomène.

Pour David Hallyday, il est "grand temps de se soucier de tout ce qui nous entoure, y compris la souffrance animale". Et alors que le Parc Astérix a annoncé la fermeture de son delphinarium, ouvert en 1989, le musicien insiste sur l'importance "des repositionnements, c'est-à-dire où vont les animaux, où on les emploie. Il y a tout le suivi qui est aussi important que l'action."

Adaptation selon les espèces

Ce suivi passe notamment par des actions adaptées à chaque espèce. "Les animaux sauvages qui sont nés dans un milieu captif, on ne peut pas les remettre dans la nature. Je suis pour que l'animal sauvage vive dans son environnement, quoi qu'il arrive. Maintenant, on le voit avec les dauphins qui sont nés en captivité, il y en a certains qu'on ne peut pas relâcher parce qu'ils n'ont pas l'instinct de l'océan."

La question de la sensibilisation des jeunes publics avec des animaux se pose également : "Il y a des espèces qu'on peut garder dans des lieux appropriés, en enclos. Ce sont des espèces qu'on ne peut pas remettre dans la nature", assure le chanteur et activiste, d'après qui "on est beaucoup plus sensibilisés aujourd'hui" qu'avant à la cause animale.