Les micro-algues, élément incontournable de notre alimentation de demain ?

Spiruline, algues, ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP 1280
© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
  • Copié
Grégoire Duhourcau , modifié à
Le Salon international de l'Alimentation est l'occasion de s'intéresser au futur de notre alimentation. Zoom sur les micro-algues, avec lesquelles "on peut faire beaucoup de choses", assure Alvyn Severien, co-fondateur d'Algama, sur Europe 1.

Le Salon international de l'Alimentation (SIAL), qui a ouvert ses portes dimanche à Villepinte près de Paris, se veut être "le rendez-vous mondial de l'innovation alimentaire". Et les micro-algues en font partie.

La spiruline, "un aliment extrêmement durable". "On peut faire beaucoup de choses avec les micro-algues", assure Alvyn Severien, au micro d'Elisabeth Assayag sur Europe 1. Il est le co-fondateur d'Algama, une start-up qui a réussi à mettre au point une mayonnaise sans œufs à base d'algues, grâce à la spiruline.

"La spiruline est un complément alimentaire avec beaucoup de protéines, de vitamines, d'oligo-éléments. C'est aussi un aliment qui est extrêmement durable." C'est pourquoi, Algama "a voulu en faire un aliment pour des produits de la vie de tous les jours". 

 

>> De 13h à 14h, La France bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

"Faire de la nourriture pour 90% de la population." Cela a donc été le cas avec la mayonnaise, dans laquelle "l'algue ne sert pas seulement à remplacer l’œuf, mais à remplacer 50% de matière grasse". Le développement de produits de ce type poursuit l'objectif de "faire de la nourriture pour 90% de la population et pas pour les 5-10% qui vont faire ce choix vegan".

Aujourd'hui, on dénombre au minimum 70.000 souche des micro-algues, explique Alvyn Severien. "La spiruline en est une qui est très utilisée mais on peut faire beaucoup plus avec les algues en se servant des technologies."

"On peut imaginer énormément de choses." "Faire beaucoup plus" signifie donc recréer des produits de tous les jours, avec le même goût mais en modifiant la recette afin de la rendre bio. Mais pas seulement. Alvyn Severien assure qu'il est possible, pourquoi pas, de créer des aliments totalement nouveaux.