Le risque terroriste "peut-être collectivement mis derrière nous", affirme Darmanin

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. © AFP
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"Nous sommes dans une situation extrêmement critique, nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique et peut-être que nous l'avons collectivement un peu mis derrière nous", a-t-il déclaré dimanche lors d'un point presse à l'occasion d'une visite de synagogue à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, pour la fête juive de Yom Kippour. 

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a estimé dimanche que les Français et leurs dirigeants avaient "peut-être (...) collectivement" mis derrière eux la réalité du "terrorisme islamique", deux jours après l'attaque au hachoir à Paris. "Le ministre de l'Intérieur est là pour rappeler la réalité aux Français. Nous sommes dans une situation extrêmement critique, nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique et peut-être que nous l'avons collectivement un peu mis derrière nous", a-t-il déclaré lors d'un point presse à l'occasion d'une visite de synagogue à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, pour la fête juive de Yom Kippour.

"32 attentats" déjoués depuis trois ans

Deux jours après l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés graves devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, il a rappelé que "32 attentats" avaient été déjoués depuis trois ans. "C'est à peu près un par mois", a-t-il insisté. "J'ai demandé au préfet de police de Paris de renforcer la sécurisation d'un nombre de sites, y compris de sites qui peuvent être symboliques", comme les anciens locaux du journal satirique, a-t-il dit

"Les juifs sont particulièrement la cible des attentats islamistes", a-t-il ajouté, parlant de "774 points qui sont protégés", comme les écoles et les synagogues, et plus de 7.000 policiers et militaires mobilisés ce dimanche pour Yom Kippour. Robert Ejnes, président de la communauté juive de Boulogne a approuvé les propos du ministre de l'Intérieur. "Il a eu un discours très fort de prise de conscience du risque que vivait les Français juifs", a-t-il déclaré au micro d'Europe 1. 

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP