L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing accusé d'agression sexuelle par une journaliste

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Valéry Giscard d'Estaing
L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing est accusé d'agression sexuelle par une journaliste. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Une journaliste allemande a déposé plainte en mars dernier contre Valéry Giscard d'Estaing, selon "Le Monde" et la "Süddeutsche Zeitung". Les faits remontent au 18 décembre 2018. Après une interview, l'ancien président français aurait à plusieurs reprises touché les fesses de la plaignante.

Valéry Giscard d'Estaing fait l'objet d'une plainte pour agression sexuelle. Voilà ce que révèlent, mercredi soir, Le Monde et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. La plaignante est une journaliste allemande de 37 ans, Ann-Kathrin Stracke. Dans sa plainte, déposée le 10 mars dernier auprès du parquet de Paris, que les deux médias ont consultée, elle affirme que l'ancien président français lui a, à plusieurs reprises, mis la main aux fesses.

Les faits remontent au 18 décembre 2018, lorsqu'Ann-Kathrin Stracke est venue interviewer Valéry Giscard d'Estaing dans son bureau, à Paris. Après leur entretien, la journaliste déclare avoir demandé une photo à l'ancien président, avec son caméraman et sa preneuse de son. Mais l'homme politique en aurait alors profité pour lui mettre une main sur les fesses. "Très surprise et désapprouvant ces atteintes qui m’ont mise extrêmement mal à l’aise, j’ai tenté de repousser la main de monsieur Giscard d'Estaing, sans toutefois y parvenir", a-t-elle déclaré aux forces de l'ordre, selon Le Monde

"VGE" ne garde "aucun souvenir" de sa rencontre avec la journaliste

La journaliste déclare ensuite que Valéry Giscard d'Estaing lui a de nouveau touché la taille et les fesses lors d'une seconde photo, puis en prenant le prétexte de lui montrer des photographies accrochées au mur. Il n'a cessé, selon elle, que lorsque son caméraman a renversé un abat-jour pour détourner son attention. 

Toujours selon Le Monde, la WDR, la chaîne qui emploie Ann-Kathrin Stracke, a envoyé une lettre à "VGE" après que la journaliste a raconté ce qui lui était arrivé. Le cabinet de l'ancien président a alors simplement accusé réception. Aujourd'hui, son directeur de cabinet, Olivier Revol, affirme au quotidien du soir que le nonagénaire ne garde "aucun souvenir" de son entrevue avec la journaliste. "Si ce qui lui est reproché était vrai, il en serait bien sûr navré, mais il ne se souvient de rien", ajoute-t-il.