Jocelyn, 37 ans, s'est lancé dans l'humour : "Il y a une urgence en moi à faire rire"

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Jocelyn Lemoisne a plaqué son métier d'assureur pour devenir humoriste. Chez lui, l'humour a commencé très tôt, comme il le raconte au micro Europe 1 d'Eve Roger.
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Comment se découvre-t-on une passion pour l'humour, au point de tenter d'en faire son métier ? Pour Jocelyn Lemoisne, 37 ans, ce "besoin de faire rire" remonte à l'enfance, lorsqu'il amusait autant ses professeurs que ses petits camarades. Cette qualité lui a servi pour vaincre sa timidité et se faire des amis. Il raconte son parcours au micro d'Eve Roger sur Europe 1.

"Tout de suite, à l'école, au dernier rang, j'amusais les élèves de la classe. J'étais le petit comique à côté du chauffage. J'essayais de rebondir sur ce que disaient les professeurs, alors je faisais des jeux de mots. J'ai eu la chance d'avoir des professeurs qui appréciaient mon humour, donc je n'étais pas tout le temps exclu. Certains d'entre eux me demandaient d'arrêter parce que ça les faisait rire également. Et c'est ma prof de français qui m'a poussé à m'inscrire au club théâtre du lycée.

L'humour, "c'est de famille"

Mon père est quelqu'un de drôle, je pense que c'est de famille, les hommes font un peu d'humour. Comme j'étais un garçon assez réservé, je me suis servi de l'humour pour vaincre cette timidité et sortir de ma réserve.

C'était plus facile de se faire apprécier quand on est le petit comique de la bande. C'est vrai que j'ai souvent su m'intégrer dans un groupe par le biais de l'humour. C'est plus facile de draguer sous cette forme. Quand on est un peu timide, une petite blague… Les filles aiment l'humour, généralement.

Il y a une urgence en moi à faire rire, quand je suis en soirée. J'avais l'envie de faire rire. Comme je m'ennuyais dans mon métier d'assureur, j'ai décidé de tout plaquer pour monter sur scène, j'ai fait le cours Florent.

C'est très compliqué de se faire une place au soleil. Si on a une belle salle remplie et que le spectacle fonctionne, on va réussir à en être satisfait. Après, si on veut être célèbre…  Tout dépend de ce qu'on attend. Pour progresser, ma chérie, qui me met en scène, filme mes passages. On retravaille à la maison ce qui a fait rire et ce qui n'a pas marché. On essaye de comprendre pourquoi ça n'a pas marché. C'est en faisant le plus possible qu'on arrive à s'améliorer."