Isabelle, 55 ans, est mariée depuis 27 ans suite à un coup de foudre : "On vit toujours sur l'étincelle"

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Isabelle a connu un coup de foudre à l'âge de 28 ans pour l'homme à qui elle est toujours mariée 27 ans plus tard. Au moment de le rencontrer, "j'ai senti que quelque chose se passait en moi, une sorte d'émerveillement", décrit-elle au micro d'Olivier Delacroix sur Europe 1.
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Isabelle, 55 ans et enseignante, a connu un coup de foudre à l'âge de 28 ans pour un autre professeur. Il se sont mariés et sont toujours ensemble aujourd'hui. "Il y a un lien indéfectible et indestructible qui s'est créé entre nous", confie-t-elle à Olivier Delacroix sur Europe 1.

"Comme beaucoup de gens, nous nous sommes rencontrés dans le cadre du travail. Nous étions tous les deux dans un établissement scolaire en Corse. Alain était au lycée et moi au collège. Un soir, une collègue d'italien me dit : 'Viens à l'apéro, le conseil de classe est terminé. On boit un coup tranquillement, il y a le prof d'histoire, la bibliothécaire.' Il y avait trois ou quatre collègues. Quand je suis arrivée, il y avait ces trois collègues et parmi eux, il y avait Alain. Habituellement, je le voyais en salle des professeurs. On s'était entrevus deux ou trois fois, pas plus.

Quand je l'ai vu d'un peu plus près, il s'est passé quelque chose. On peut peut-être employer ce terme de 'foudroyé'. J'ai senti que quelque chose se passait en moi, une sorte d'émerveillement. Quelque chose d'assez romantique. Il n'y avait rien eu entre nous avant. On s'était croisé une fois ou deux comme ça. Comme j'étais moi sur le collège et lui sur le lycée, même en salle des professeurs on n'avait pas de discussion. Là, c'était vraiment une rencontre face à face. Et dès que l'on a été face à face, on a vraiment senti une sorte d'influx, quelque chose d'irrésistible, qui nous a attirés.

 

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"On ne peut pas lutter contre cette chose-là"

[C'est une sensation de] bien-être, une sorte d'ouverture d'esprit, la sensation qu'il fallait être proche et que l'on ne pouvait plus se quitter. C'était comme ça, on ne peut pas lutter contre cette chose-là. J'avais la nette impression qu'il ressentait la même chose. Un vrai coup de foudre, il faut qu'il soit partagé. Depuis ce jour-là, on ne s'est pas quittés et le lendemain on est allés acheter nos brosses à dents pour avoir une brosse à dent chacun dans chaque appartement. Assez rapidement, nous avons habité ensemble. J'ai lâché mon appartement et on a vécu ensemble.

C'est le coup de foudre pur et dur. Dès que l'on a été assis face à face à cette soirée, on a commencé à discuter et il y a un lien indéfectible et indestructible je l'espère, qui s'est créé entre nous. On est toujours sur ce coup de foudre. La construction de la famille, la construction de la vie, s'est faite sur ce coup de foudre. Ce n'est pas un feu de paille. Ce n'est pas quelque chose qui s'est éteint trois semaines après, deux ans après. Ça fait très longtemps que cela dure maintenant et on est toujours restés sur ce coup de foudre.

"On voulait se marier même une semaine, quinze jours après. Ça paraissait évident"

On s'est rencontré un 18 novembre et on voulait se marier même une semaine, quinze jours après. Ça paraissait évident alors que ni l'un ni l'autre n'avions eu une idée de mariage. On était des enseignants, on avait à peu près la trentaine ou un peu plus pour Alain et tout de suite on a eu envie de se marier donc on est allés à la mairie. A la mairie, on nous a dit : 'Mais vous savez, il y a une loi, il faut publier les bans, il y a un certain délai.' Donc on a dû attendre un petit peu pour se marier. On vit toujours sur l'étincelle de ce coup de foudre, de cette rencontre amoureuse inattendue. La vie s'est construite là-dessus."

Le témoignage d'Alain, le mari d'Isabelle :

"C'est une chose époustouflante, incroyable, inattendue, inouïe, qui m'est tombée dessus. Je ne m'en remets toujours pas après 27 ans mariage. [Avant cela], j'ai dû l'apercevoir dans la salle des professeurs du lycée sans qu'il ne se passe rien. Ce n'était pas vraiment ma collègue, elle était au collège et moi au lycée donc on n'avait aucune information à s'échanger ni aucun espoir de rencontre. Je n'avais pas vraiment espoir de rencontrer qui que ce soit, j'étais plutôt un aventurier solitaire. Le mariage, c'était hors de question. J'étais vraiment anti-mariage."

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau