Indre : L214 dénonce dans une vidéo les "pratiques cruelles" d'un abattoir

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L214 demande la fermeture immédiate de l'abattoir.
L214 demande la fermeture immédiate de l'abattoir. © Capture d'écran L214.
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L'association demande la "fermeture immédiate" de l'abattoir de Boischaut, dans l'Indre. 

Après s'être indigné des conditions d'élevage de cochons dans une exploitation de Charente, L214 a publié une nouvelle vidéo. L'association de défense des animaux a annoncé le même jour porter plainte auprès du procureur de Châteauroux pour "maltraitance et sévices graves", envers des vaches et des chevreaux dans l'abattoir du Boischaut, dans l'Indre, dont l'association demande la "fermeture immédiate". 

Dénonçant des "pratiques cruelles", L214 diffuse des images tournées entre la fin août et le début du mois de septembre. Les images enregistrées, d'une durée totale de 19 heures, "auront suffi à capter de nombreuses violations de la loi encadrant les conditions de mise à mort des animaux", estime l'association, qui dénonce également dans un communiqué des manquements aux "règles élémentaires en matière d'hygiène", et ce alors que l'abattoir est certifié bio.

"Des bovins découpés alors qu'ils sont encore vivants". Dans son communiqué, L214 affirme que la vidéo montre "des animaux, déjà suspendus par une patte, qui sont saignés alors qu'ils sont pleinement sensibles et conscients". "Aucun contrôle de sensibilité n'est effectué après l'utilisation du matador censé étourdir les animaux. Des bovins commencent à être découpés alors qu'ils sont encore vivants", décrit encore L214. 

"Un chevreau ayant essayé de s'enfuir à plusieurs reprises est projeté au dessus des autres avant d'être saigné, encore conscient, faute d'étourdissement efficace. Un employé transperce la patte d'un autre chevreau pour le suspendre avant même de le tuer", raconte encore l'association. 

"On ne peut pas supporter les images que l'on voit", affirme la Communauté de communes. L214 demande donc à Système U et Carrefour, "qui commercialisent de la viande issue de cet abattoir, de cesser immédiatement de s'approvisionner auprès de celui-ci". Et de dénoncer "les carences des services vétérinaires qui permettent la persistance de ces actes", alors que l'inspection des abattoirs de boucherie avait classé l’établissement "non conforme" aux réglementations nationales en matière de protection animale en 2016, rappelle BFM-TV

"Evidemment, on ne peut pas supporter les images que l'on voit sur la vidéo", commente François Daugeron, président de la Communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère, qui gère l'établissement, contacté par France Inter, avant d'affirmer avoir "pris conscience" de la situation et expliquant vouloir "tout mettre en oeuvre pour améliorer la situation". 

Selon France Bleu Berry, l'abattoir a porté plainte auprès du procureur de Châteauroux, et le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour intrusion dans les locaux et captation d'images dans un lieu privé. Selon Le Figaro, le nouveau ministre de l’Agriculture Didier Guillaume va demander une enquête auprès de la Direction générale de l'alimentation.