Dans l'Aude, l'incendie qui a frappé le massif des Corbières est enfin fixé. Mais 17.000 hectares ont été réduits en cendres. En arrivant sur l'une des parcelles où est passé l'incendie, Olivier Verdal pensait avoir été épargné. Ses premiers pieds de vignes sont restés verts, mais en avançant dans les allées :
"C'est catastrophique"
"On voit des cèpes complètement traumatisées, qui ont été échaufés, c'est-à-dire la chaleur du feu qui est arrivée de derrière les a complètement brûlées. Ça a brûlé le raisin. C'est une baie complètement desséchée, elle a changé de couleur, c'est impropre pour faire du vin. Sur une parcelle comme ça, on ramassera zéro kilogramme de raisin. C'est catastrophique".
Certains pieds sont même brûlés et devront être remplacés. Le vigneron pointe du doigt l'arrachage de vignes à hauteur de 5.000 hectares dans l'Aude cette année : "C'est la première parcelle qui est impactée. Cette parcelle, elle est entourée de vignes qui ont été arrachées. À force, le milieu se ferme, c'était de la garrigue qui est venue là. Le feu l'a pris, a cramé complètement cette parcelle et est venu impacter la nôtre".
Résultat, la récolte pourrait être nulle, car même les raisins sains pourraient avoir un goût fumé au vin. La viticultrice, Émilie Verdal accuse le coup : "On est un peu abattus quand même. C'est compliqué de se dire qu'après quatre années où on a des aléas climatiques. Entre la sécheresse, la grêle et le gel, cette année, on allait pouvoir sortir la tête de l'eau et finalement ça remet tout en question". L'incertitude règne avant les vendanges qui devaient commencer dans 15 jours.