Incendie de Rouen : des policiers "en arrêt maladie pour des nausées, vomissements et vertiges"

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© AFP
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Les résultats d'analyses de l'air réalisées après le spectaculaire incendie de l'usine Lubrizol, classée Seveso, démontrent un "état habituel de la qualité de l'air à Rouen", a assuré le préfet de Normandie Pierre-André Durand.

La préfecture de Seine-Maritime l’assure, relevés à l’appui : quatre jours après l’incendie de l’usine Lubrizolclassée Sevezo, la qualité de l’air à Rouen est bonne, les suies ne sont pas dangereuses même s’il faut les nettoyer avec des gants. Le syndicat Alternative police CFDT annonce pourtant lundi matin que certains de ses adhérents sont "en arrêt maladie pour des nausées, vomissements et vertiges".

Des analyses sanguines dans la journée. "Plusieurs policiers affectés à la brigade de nuit et à la compagnie départementale d’intervention de Rouen,  primo‐intervenants sur l’incendie dès 2h30 du matin, sont actuellement en arrêt maladie pour des  nausées, vomissements et vertiges. Deux d’entre eux sont actuellement en traitement jusqu’au 8 octobre", peut-on lire dans ce communiqué. Mais ce n'est pas tout : Alternative police CFDT assure un peu plus loin que d'autres de leurs collègues, "venus assurer une sécurisation et une protection à partir de 11h du  matin sur le site, ont développé depuis plusieurs symptômes qui ont conduit la Direction Centrale des  CRS à déclencher une procédure de contrôle en lien avec la médecine de prévention. Les policiers devraient subir des analyses sanguines dans la journée. "

Et le syndicat de conclure : "Alternative Police CFDT est particulièrement inquiet sur l’état de santé de ses collègues. Si des  CRS, intervenants plus de 8 heures après le début de l’incendie présente des signes d’intoxication et  peut  être  plus,  que  dire  de  ceux  qui  sont  intervenus  depuis  le  début".