Déchets nucléaires : pour Emmanuelle Wargon, l'enfouissement est "la meilleure solution"

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Emmanuelle Wargon s'est rendue vendredi à Bure.
Emmanuelle Wargon s'est rendue vendredi à Bure. © Ludovic MARIN / AFP
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La secrétaire d'Etat à la Transition écologique s'est rendue vendredi dans le Centre industriel de stockage géologique, sur le site de Bure. 

L'enfouissement des déchets nucléaires, en projet à Bure, dans la Meuse, est "la meilleure solution", a assuré la secrétaire d'État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, lors d'un déplacement vendredi sur le site.

La secrétaire d'Etat salue "l'importance" des recherches menées à Bure. Emmanuelle Wargon a parcouru le laboratoire du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), qui vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs ou à vie longue du parc nucléaire français. Sur environ 1,8 km de galeries, creusées dans la roche à la même profondeur, les techniques de creusement, l'évolution de la roche, les méthodes de soutènement, le scellement, sont expérimentés par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

"Le stockage géologique en couche profonde est la meilleure solution pour faire face à des déchets qu'il faut stocker, de façon satisfaisante sur une longue période", a dit la secrétaire d'Etat à la presse. Emmanuelle Wargon a également relevé "l'importance et la diversité des recherches conduites (à Bure) pour assurer la sécurité à moyen, long terme et même très long terme".

La consultation nationale sur le programme national de gestion des matières et déchets radioactifs, annoncée en septembre 2018 et prévue en mars, sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP) permettra, selon elle, de "poser les fondamentaux".

Le projet Cigéo inquiète les écologistes. "L'enjeu du stockage des déchets radioactifs, les différents types de déchets et de solutions, ainsi que les raisons pour lesquelles on en est arrivé (au projet Cigéo, NDLR), après l'analyse d'alternatives dans les types de stockage et la localisation" seront abordés, a souligné la secrétaire d'Etat. Tout comme, a-t-elle ajouté, "la réversibilité, l'adaptabilité et la capacité du projet (Cigéo) à intégrer au fur et à mesure l'état de la science". "A la question sur la bonne manière de gérer les déchets les plus radioactifs, on va retomber sur la solution qui est développée ici", a-t-elle encore souligné.

Le projet Cigéo suscite une farouche opposition de nombreuses organisations de défense de l'environnement et de lanceurs d'alerte.