Coronavirus : Paris et Marseille en zone rouge, qu'est ce que ça change ?

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A Paris et dans les Bouches-du-Rhône, le nombre de personnes infectées pour 100.000 habitants a dépassé les 50. 1:25
A Paris et dans les Bouches-du-Rhône, le nombre de personnes infectées pour 100.000 habitants a dépassé les 50. © ALAIN JOCARD / AFP
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Après une nouvelle dégradation de la situation sanitaire et une accentuation de la transmission du Covid-19, Paris et les Bouches-du-Rhône sont classés depuis vendredi en "zones actives" de la circulation du virus. Ce dispositif permet au préfet d’avoir les mains libres pour prendre des mesures beaucoup plus contraignantes, comme interdire la circulation des personnes et des véhicules.

La circulation s’intensifie. Selon Santé Publique France, près de 2.700 cas ont été détectés en France dans les dernières 24 heures. Paris et les Bouches-du-Rhône ont été classés vendredi en "zones actives" de la circulation du virus. Le Covid-19 étant un virus des grandes villes, il n’est pas très surprenant de voir les deux plus grandes agglomérations françaises placées en "zones actives" de circulation du coronavirus.

Le nombre de personnes infectées pour 100.000 habitants a dépassé les 50.

Dans ces deux zones, le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées pour 100.000 habitants a dépassé les 50. Le classement en "zone active du virus" permet aux préfets d’avoir les mains libres pour prendre beaucoup plus de mesures contraignantes, comme c’est précisé dans l’article 50 du décret du 10 juillet 2020

Vers des mesures beaucoup plus contraignantes ?

Par exemple, le préfet peut interdire la circulation des personnes et des véhicules. On pourrait donc retrouver dans les prochaines semaines l’interdiction de déplacement au-delà d’un rayon de 100 kilomètres depuis son lieu de résidence, ou même l’interdiction de sortir de son département.

Le préfet peut également ordonner la fermeture provisoire d'une ou plusieurs catégories d'établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunions, comme les bars, les restaurants, les centres commerciaux, les musées et même les marchés. Enfin, les autorités préfectorales peuvent choisir de limiter le nombre de personnes présentes à des rassemblements.

Europe 1
Par Victor Dhollande, édité par Léa Leostic