Coronavirus : près de Paris, une plateforme géante analyse près de 30.000 tests par jour

Plus d'un millions de tests sont réalisés chaque semaine en France.
Plus d'un millions de tests sont réalisés chaque semaine en France. © Christophe ARCHAMBAULT / AFP
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Romane Hocquet, édité par Jonathan Grelier , modifié à
En France, plus d'un million de tests sont réalisés chaque semaine, alors que la deuxième vague de Covid-19 déferle sur le pays. A Ivry-sur-Seine, en région parisienne, une plateforme analyse près de 30.000 de ces tests par jour et espère atteindre une capacité de 50.000 échantillons d'ici la mi-novembre.
REPORTAGE

"Voilà typiquement une livraison urgente de Covid-19." Un énième chariot métallique chargé de sachets plastique étiquetés "Covid" passe devant Sébastien Gibault, directeur de la plateforme d'Eurofins à Ivry-sur-Seine en région parisienne. C'est ici, dans l'un des plus gros laboratoires de France, qu'arrivent une partie des tests réalisés chaque semaine dans le pays, soit plus d'un million au total. Dans les plus de 1.000 mètres carrés du bâtiment, plus grand qu'un terrain de foot, près de 30.000 tests sont analysés chaque jour. D'où un fonctionnement industriel, alors que la deuxième vague de Covid-19 frappe durement l'Hexagone.

"On enchaîne beaucoup"

"Le gros de nos livraisons arrive entre 23 h et 5 h du matin. On recueille des analyses qui viennent de la France entière, de tous les territoires, y compris l'outre-mer. Hier (dimanche), c'était plus de 20.000", explique Sébastien Gibault au micro d'Europe 1. Ces prélèvements proviennent de laboratoires débordés. Pour répondre à la demande, la plateforme compte donc une centaine de machines. Et 170 techniciens s'y relaient sept jours sur sept et 24 heures sur 24. "Le matin, si vous venez à 6h, on a des tubes en continu. On enchaîne beaucoup, oui", indique une technicienne. "C'est un travail à la chaîne. On a une paillasse qui va donner une plaque à la paillasse suivante", explique une autre.

Un objectif de 50.000 tests par jour à la mi-novembre

Le ballet semble parfaitement rodé. "Nos collaborateurs ont été spécialisés par poste. On est obligés d'avoir une organisation effectivement totalement industrielle pour absorber ces volumes considérables", explique Anne Ebel, une biologiste qui chapeaute la fourmilière de techniciens en blouse.

L'objectif du site est d'être capable d'analyser 50.000 tests par jour d'ici la mi-novembre. Pour atteindre cette cadence, la plateforme va devoir doubler ses effectifs.