Coronavirus : Plaxtil, l'entreprise française qui a trouvé comment recycler les masques

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Votre masque usager peut désormais avoir une seconde vie. (photo d'illustration)
Votre masque usager peut désormais avoir une seconde vie. (photo d'illustration) © AFP
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Basée à Châtellerault, dans la Vienne, l'entreprise commence par passer les masques usagés sous une lampe UV germicide, avant de les mélanger à d'autres textiles pour en faire un "un polymère qui devient recyclable pratiquement indéfiniment".

Une lampe UV germicide pour donner une seconde vie aux masques. Depuis qu'ils ont fait irruption dans nos vies avec le coronavirus, les masques de protection sont devenus un cauchemar écologique : régulièrement jetés, notamment sur les trottoirs, ils constituent, outre la saleté, des déchets potentiellement potentiellement dangereux d'un point de vue sanitaire. Le phénomène a pris une telle importance, notamment dans les grandes villes, qu'en mai dernier les éboueurs lyonnais avaient même lancé un appel au civisme sur les réseaux sociaux

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Un polymère "recyclable pratiquement indéfiniment"

Mais la société Plaxtil, basée à Châtellerault, dans la Vienne, vient de trouver une solution écologique pour recycler des masques usagers en tissu et chirurgicaux. Un processus qui commence par une étape de décontamination, grâce à une lampe à UV germicide. En 30 secondes, le masque ne représente plus aucun danger sanitaire. Ils seront ensuite broyés et mélangés à d'autres textiles pour en faire "un polymère qui devient recyclable pratiquement indéfiniment", explique au micro d'Europe 1 Olivier Civil, le fondateur de l'entreprise.

Des secondes vies très diverses

Au lieu de joncher le trottoir ou de finir dans un incinérateur, votre masque pourra donc devenir au choix "un support de visière pour la protection, un outil pour la logistique, l'industrie aéronautique et même automobile". Un processus écologique soutenu par l'agglomération de Châtellerault, qui a mis en place des points de collecte pour ces masques, notamment dans les pharmacies. Des dispositifs placés stratégiquement sur la voie publique en fonction "des lieux où les gens portent des masques et où ils ont pris la mauvaise habitude de les jeter en sortant", détaille Evelyne Azihari, vice-présidente de l'agglomération. 

Et après les officines, Châtellerault compte aller plus loin et commence déjà à implanter des bornes de collecte "dans les grandes surfaces et chez les coiffeurs". Mais d'autres entreprises sont également intéressées, comme la centrale EDF locale.

Europe 1
Par Théo Maneval, édité par Ugo Pascolo