Coronavirus : la quarantaine se termine pour les rapatriés de Wuhan à Carry-le-Rouet

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Carry-le-Rouet 1:23
Les 181 premiers rapatriés de Wuhan, en Chine, vont pouvoir quitter le centre de vacances de Carry-le-Rouet, où ils étaient en quarantaine. © AFP
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La quarantaine se termine pour 181 français rapatriés de Wuhan. Ils étaient logés dans un centre de vacances à Carry-le-Rouet dans les Bouches-du-Rhône. Aucune contamination n'a été détectée durant ces quatorze jours. Les rapatriés et les riverains sont soulagés du dénouement de la situation. 

Les 181 premiers rapatriés de Wuhan, en Chine, vont pouvoir quitter le centre de vacances de Carry-le-Rouet, où ils étaient en quarantaine. Parmi ces rapatriés revenus en France le 31 janvier, les autorités n'ont fait état d'aucune contamination au virus Covid-19. Et vendredi, pour la première fois depuis qu'ils ont quitté Wuhan, prises en charge par les autorités françaises, ces personnes vont enfin pouvoir tenter de reprendre librement le cours de leur vie. La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'entretiendra avec certains d'entre eux à la mi-journée.

Le soulagement du maire

Les navettes vont se succéder toute la journée du vendredi pour acheminer les rapatriés soit vers l’aéroport de Marseille, soit vers les gares. D’autres partiront par leurs propres moyens, soulagés et heureux de retrouver leurs familles.

 

Durant cette quarantaine, aucun cas n’a été détecté. "J’ai été inquiet sur le moment", confie Jean Montagnac, le maire de Carry-le-Rouet désormais soulagé. "Après quand j’ai vu l’installation des français, l’organisation, confortées par le résultat. Ils étaient en bonne santé, et donc finalement c'est plus de publicité positive pour la ville que de négative."

Les rapatriés intégrés à Carry

Au début, l'arrivée des rapatriés de Wuhan avait provoqué une certaine psychose dans la ville. Mais durant ces quatorze jours de quarantaine, toutes les procédures sanitaires ont été respectées pour le plus grand bonheur des riverains. "Je crois qu’il n’y a pas grand monde qui connaissait Carry en France, aujourd’hui tout le monde connait", se réjouit Éric, restaurateur. Au sein de la commune, les rapatriés ont fini par être intégré, y compris dans les traditions communales. "On a fait le geste de leur donner quelques oursins pour qu’ils ne soient pas exclus des oursinades. Il fallait le faire !"

Un livre d’or a été mis à la disposition des rapatriés et une cérémonie a été organisée jeudi pour remercier le personnel du centre. Après le départ vendredi de ces 181 personnes, 44 resteront encore confinées dans le même centre de vacances, et 113 autres à Aix-en-Provence, dans les locaux de l'Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers 

Europe 1
Par Nathalie Chevance, édité par Mathilde Durand