Vols, cambriolages : comment la France compte sécuriser l'acheminement des vaccins

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Covid-19 Coronavirus acheminement du vaccin en Belgique 1:33
Les premières doses de vaccin qui seront administrées en France ont été fabriquées en Belgique. © LUC CLAESSEN / BELGA / AFP
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Interpol alerte sur les risques de vol pendant l'acheminement des vaccins. Pour y répondre, la France pourrait déployer un dispositif de sécurité spécifique, depuis les centres de production en Belgique jusqu'aux Ehpad, en passant par les lieux de stockage et les pharmacies.

Alors que le vaccin contre le Covid-19 est déjà distribué dans certains États, et qu'il s'apprête à l'être dans plusieurs pays de l'Union européenne, le patron d'Interpol s'alarme d'une hausse "dramatique" de la criminalité lors de l'acheminement des doses. L'organisation internationale de police criminelle met en garde ses 194 pays membres contre les "vols, les cambriolages d'entrepôts et les attaques lors du transport des vaccins". 

Cet appel à la vigilance s'adresse surtout à ceux qui n'auraient pas encore pris de mesures pour sécuriser l'acheminement du vaccin, mais aussi aux pays où le trafic sur le marché noir d'Internet pourrait être important. Il est à relativiser en France où les réseaux d'approvisionnement sont fiables, sécurisés, et où cette "délinquance opportuniste" à déjà été anticipée, rappelle Michel Lavaud, porte-parole de la police nationale. "La délinquance cherchera à profiter des effets d'aubaine, mais la police s'adaptera et répondra présente", assure-t-il.

Escortes policières et drones

"Nous allons étudier et analyser la vulnérabilité des sites qui seront concernés par la logistique de cette campagne de vaccination. Le cas échéant nous proposons des ajustements pour que ces sites soient mieux protégés", poursuit Michel Lavaud. Ces mesures pourraient comprendre la mise en place d'escortes policières, banalisées ou sérigraphiées, pour les trois phases du transport :depuis la Belgique jusqu'à la centaine de lieux de stockage, puis jusqu'aux pharmacies, et enfin jusqu'aux Ehpad.

Des drones pourront également être mobilisés, et il est demandé aux transporteurs de s'arrêter le moins possible, en tout cas pas dans des lieux fréquentés comme les aires  d'autoroute, pour prévenir toute attaque de convoi.

Europe 1
Par Glwadys Laffitte, édité par Romain David