Colère des agriculteurs : "Le gouvernement aurait intérêt à en faire plus", selon Dominique Bussereau

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Dans la matinale d’Europe 1,  Dominique Bussereau, ancien ministre de l’Agriculture, a estimé mardi que le lien entre les Français et leur agriculture était en train de se distendre, sans que le gouvernement ne fasse grand-chose pour y remédier.
INTERVIEW

Les agriculteurs se mobilisent mardi devant les préfectures pour faire entendre leur détresse et la déconsidération dont ils estiment être victimes. "Le gouvernement aurait intérêt à en faire plus, et les parlementaires également", avertit en marge de cette manifestation, au micro de Sonia Mabrouk dans la matinale d’Europe 1, Dominique Bussereau, le président des départements de France et ancien ministre de l’Agriculture.

"Les agriculteurs en prennent plein la tête, s’agace cet élu. Notamment de la part des maires un peu démagos avant les municipales, qui font des arrêtés anti-pesticides alors que leurs communes ne sont bordées que par trois ou quatre exploitations agricoles. On attaque aussi les bouchers parce qu’ils vendent de la viande", énumère-t-il. "Les agriculteurs souffrent déjà au niveau des prix, des conditions de travail lourdes […], et en plus de ne plus être aimé par les Français…"

Une distance avec le gouvernement

Pour Dominique Bussereau, le lien entre les Français et leur agriculture est en train de se distendre. Il relève ainsi du "désamour, avec de la méfiance et parfois un peu de haine". Une distance que creuse également le gouvernement, estime cet ancien ministre de Jacques Chirac. "Le vrai ministère de l’Agriculture, aujourd’hui, c’est bien sûr la rue de Varennes, mais c'est surtout le ministère de la Transition écologique. Et là, le lien avec le monde agricole est un peu plus distant", tacle-t-il.

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