Chutes de neige : 33.000 foyers encore privés d'électricité en Rhône-Alpes

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© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Les zones qui restent sans courant sont toujours localisées dans la Drôme, l'Isère, l'Ardèche, la Loire et le Rhône, où quelque 2.200 agents et plusieurs centaines de groupes électrogènes ont été déployés.

Quelque 33.000 foyers en Rhône-Alpes restaient privés d'électricité dimanche en début de soirée après les importantes chutes de neige de jeudi, dont celui d'un couple, retrouvé mort par intoxication à cause d'un groupe électrogène. Ils étaient 70.000 plus tôt à la mi-journée.

"Plus de 90% des foyers ont retrouvé l'électricité grâce à la mobilisation des équipes Enedis et d'entreprises partenaires de travaux et d'élagage de toute la France", a indiqué dans un dernier bulletin le gestionnaire de réseau d'électricité Enedis. Les zones qui restent sans courant sont toujours localisées dans la Drôme, l'Isère, l'Ardèche, la Loire et le Rhône, où quelque 2.200 agents et plusieurs centaines de groupes électrogènes ont été déployés.

Plusieurs cas d'intoxication à cause de groupes électrogènes

"C'est difficile aujourd'hui de communiquer une fin de crise", a répondu un porte-parole de l'entreprise, interrogé sur l'éventualité d'un rapide retour à la normale. "On s'adapte en fonction des spécificités des territoires. Sur la zone concernée, la dernière qu'on a eu autant de problèmes, c'était pour la tempête de 1999", a-t-il ajouté.

Dimanche matin, un cas mortel d'intoxication au monoxyde de carbone, a été relevé en Isère où un couple de septuagénaires, privé d'électricité à cause du dernier épisode neigeux, a été retrouvé mort à son domicile à Beauvoir-de-Marc,à cause d'un groupe électrogène installé dans le garage de l'habitation, ont indiqué des sources judiciaire et préfectorale. 

Cette intoxication mortelle au monoxyde de carbone dans le département s'ajoute à celles non léthales de huit autres personnes samedi. En Ardèche et dans la Drôme, c'est plus d'une vingtaine de personnes dont des enfants qui ont été hospitalisées pour maux de tête et vomissements après avoir essayé un moyen alternatif de chauffage par manque de courant.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP