Cherif Chekatt neutralisé : "Nous allons enfin pouvoir reprendre le cours normal de la vie"

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Pour Alain Fontanel, premier adjoint à la mairie de Strasbourg, la mort de Cherif Chekatt, deux jours après l'attentat dans la cité alsacienne, va dissiper l'angoisse des habitants et leur permettre de "tourner la page".
INTERVIEW

Le "soulagement" après deux jours d'horreur et d'anxiété. Jeudi soir, Cherif Chekatt, le principal suspect de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, a été abattu par les forces de l'ordre dans le quartier de Neudorf, où il s'était volatilisé mardi soir après avoir commis l'indicible. "Il y avait cette incertitude, on ne savait pas s'il était encore ici, s'il allait attaquer à nouveau. Il y avait donc beaucoup d'angoisse dans la ville", a confié vendredi matin sur Europe 1 Alain Fontanel, premier adjoint à la mairie de Strasbourg.

Cherif Chekatt abattu : "il y a eu 5 ou 6 tirs d’affilée", raconte une voisine :

"Reprendre le cours normal de la vie". "Psychologiquement surtout, c'est un retour à la normale. Nous allons enfin pouvoir commencer à tourner la page et reprendre le cours normal de la vie", avance l'élu. Signe de ce retour progressif à la normale, le marché de Noël de Strasbourg, le plus important d'Europe, rouvrira ses portes vendredi à 11 heures. "La décision a été prise avant même la neutralisation du terroriste", précise Alain Fontanel. "C'était un acte fort de montrer que notre ville se relevait, défendait son histoire et ses traditions et ne cédait pas aux attaques terroristes et à l'obscurantisme", souligne l'adjoint au maire.

>> De 5h à 7h, c'est "Debout les copains" avec Matthieu Noël sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

Un appel aux "gilets jaunes". Le dispositif de sécurité sera renforcé, des patrouilles supplémentaires assureront les contrôles, et "le marché s'arrêtera un peu plus tôt le soir, pour permettre aux forces de l'ordre de tourner et se reposer", détaille Alain Fontanel. Et dans ce contexte, l'élu strasbourgeois demande aux "gilets jaunes" de ne pas reconduire leur mouvement samedi. "Notre ville a été extrêmement blessée, meurtrie, elle se reconstruit progressivement. Elle n'est pas en situation de gérer de nouveaux affrontements, de la tension supplémentaire", assure-t-il.