Le maire de Reims demande au gouvernement un reconfinement local de 15 jours. (Image d'illustration) 1:40
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Hélène Terzian, édité par Laetitia Drevet , modifié à
La situation sanitaire s'est nettement dégradée ces dernières semaines dans la région Grand Est, au point que des élus locaux appellent le gouvernement à des reconfinements locaux. A Reims, de plus en plus d'habitants, inquiets de voir les courbes remonter, envisagent sereinement ce type de scénario. 
REPORTAGE

Malgré l’espoir suscité par le début de la campagne de vaccination contre le coronavirus, les Français terminent l'année sous la menace d'un éventuel troisième confinement. Certains élus plaident depuis plusieurs jours pour des reconfinements locaux, notamment dans le Grand Est où les contaminations repartent à la hausse. Le taux régional d’incidence est désormais très nettement supérieur au taux national. "C’est pas drôle mais s’il faut le faire, il faut le faire...", soupire une habitante de Reims. 

Le reconfinement local, beaucoup de Rémois y pensent désormais avec sérénité. Françoise compte même dessus pour épargner sa région déjà meurtrie. "On a souffert pendant la première vague, c’était long, on n’avait pas l’habitude. On se dit qu’il vaut mieux s’arrêter avant que les chiffres ne repartent trop à la hausse."

Le maire de Reims demande 15 jours de confinement

Mais le raisonnement n'est pas évident pour tous. Renaud plaide pour un reconfinement national, ou rien du tout. "On ne va pas faire chacun son confinement dans son coin. Ça ne marche pas en Allemagne, dans un Etat fédéral, et vous allez faire ça ici ? Il vaut mieux confiner le pays en janvier, tous en même temps."

Sacrifier le mois de janvier, c'est justement ce que veut éviter le maire de Reims. Arnaud Robinet espère le feu vert du gouvernement pour confiner 10 à 15 jours et ce le plus tôt possible. "Je ne souhaite pas qu’on se réveille avec la gueule de bois au lendemain des fêtes. Alors pourquoi ne pas profiter de cette semaine, des vacances de Noël où les enfants ne sont pas à l’école, pour confiner et mieux préparer ce début d’année 2021 ?" Un moyen aussi, dit-il, de ne pas léser les commerçants qui attendent les soldes, prévus à la fin du mois de janvier.