"Ça va être encore pire" : quand le couvre-feu met fin à la pizza à emporter du week-end

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© JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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L'entrée en vigueur du couvre-feu à 18 heures dès samedi n'est pas sans conséquences pour de nombreux commerçants. Parmi eux, Patrick, pizzaïolo itinérant qui craint de voir son chiffre d'affaires dégringoler. D'autant que pour être sûr d'être en mesure d'honorer toutes ses commandes, il faut l'appeler… dès 14 heures. 
REPORTAGE

"Il faut commander dès 14 heures." L'entrée en vigueur du couvre-feu à 18 heures samedi dans toute la France métropolitaine va changer la vie de Patrick. À l'arrière de son camion pizza garé à Abbaretz, entre Nantes et Rennes, il jongle comme à son habitude entre ses pizzas à enfourner et les coups de fil de ses clients. Mais désormais il doit en plus refuser les commandes qu'il ne pourra pas honorer avant l'extinction des feux de 18 heures. Et c'est loin d'être sans conséquence pour sa caisse. 

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"20 heures c'était déjà la course"

S'il a perdu déjà 10% de son chiffre d'affaires avec le précédent couvre-feu à 20 heures, là c'est toute son business qui risque de s'effondrer. "20 heures c'était déjà la course, mais maintenant ça va être encore pire", confirme-t-il au micro d'Europe 1. D'autant que le pizzaïolo itinérant pense collectif, et pour lui pas question d'ouvrir le midi et de faire concurrence à ses voisins restaurateurs des quatre communes dans lesquelles il s'installe. "Il y en a plein qui me dise de travailler le midi...Mais déjà qu'ils ont du mal, alors si on leur pique leur boulot..."

Le couvre-feu doit durer au moins 15 jours, mais le Premier ministre Jean Castex prévenu qu'il pourrait laisser place "sans délai" à un nouveau reconfinement en cas de "dégradation épidémique forte". La dernière fois qu'un couvre-feu a été mis en place à grande échelle, à l'automne, il n'avait duré que sept jours avant d'être remplacé par un confinement national.

Europe 1
Par Charles Guyard, édité par Ugo Pascolo