"Ça commence à m’inquiéter" : les riverains de Notre-Dame invités à se faire dépister après du plomb détecté dans le sang d'un enfant

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L'Agence régionale de santé d'Île-de-France a identifié un cas d'enfant présentant dans son sang un taux de plomb supérieur au seuil réglementaire. Sur l'Île de la Cité, les riverains veulent se faire dépister pour se rassurer. 
REPORTAGE

Faut il s’inquiéter d’une pollution au plomb après l’incendie de Notre Dame ? Alors que l'Agence régionale de santé d’Île-de-France, qui surveille les conséquences des retombées de plomb après le sinistre du 15 avril, a identifié un cas d'enfant présentant dans son sang un taux de plomb supérieur au seuil réglementaire, les habitants de l’Île de la Cité sont invités à se faire dépister à l'Hôtel-Dieu, notamment les jeunes enfants et les femmes enceintes. Aux abords de la cathédrale, les riverains prennent conscience du problème.

"Ça commence à m'inquiéter"  

Depuis sa fenêtre de la rue du Cloître, Patrick lève les yeux vers les gargouilles de la cathédrale, mais il scrute aussi les éventuelles traces de plomb autour de lui. Il envisage sérieusement de se faire dépister. "Ça commence à m’inquiéter oui, parce qu'on en parle. Donc on va le faire".

Un peu plus loin, Kévin, serveur dans un restaurant, a déjà pris rendez-vous chez le médecin. "Moi je vais aller voir pour être sûr que tout aille bien, comme ça on est sûr qu'il n'y a pas de souci", explique-t-il. Mais il déplore un manque d'information : "on est juste venu nous voir deux fois". 

L'Agence régionale de santé se veut rassurante

Ce dépistage consiste en un questionnaire et une simple prise de sang. C'est le docteur Hélène Lelong du centre de diagnostic de l'Hôtel-Dieu qui s'en chargera. "Il faut savoir que les intoxications au plomb sont un problème quand elles sont sur la durée. Il faut donc voir s'il y a des habitants avec un taux supérieur de plomb dans le sang, et si c'est le cas de savoir quelle en est la source", précise-t-elle. Et de prévenir : "Peut-être qu'on s'apercevra que ça n'a rien a voir avec ce qui s'est passé mi-avril".

L’agence Régionale de Santé se veut également rassurante et indique que des investigations sont en cours pour déterminer l’origine de la pollution au plomb chez l’enfant diagnostiqué : si elle provient de la cathédrale ou bien des canalisations ou des peintures au plomb au domicile de cet enfant.

Europe 1
Par Jean-Gabriel Bourgeois, édité par Antoine Terrel