Bac : après les annonces de Blanquer, le Mouvement national lycéen appelle à la mobilisation

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Entre cours à distance et jauge limitée, l'année scolaire des lycéens a été très perturbée. 1:40
Entre cours à distance et jauge limitée, l'année scolaire des lycéens a été très perturbée. © Damien Meyer / AFP
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En raison d’une année scolaire très perturbée par le Covid-19, les épreuves du bac 2021 vont être aménagées, notamment en philosophie et en français, mais il n’y aura pas de contrôle continu intégral. Colère du Mouvement National Lycéen qui dénonce du "bricolage". Sur Europe 1 samedi, son secrétaire général Antonin Nouvian a appelé à une nouvelle mobilisation des lycéens lundi.

Les propositions faites mercredi par le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer n’ont pas calmé la fronde des syndicats lycéens. "Le mouvement va continuer, va s'amplifier. Vendredi, on était à 210 lycées bloqués, malgré toute la répression. On appelle dès lundi à la mobilisation des lycéens", a clamé Antonin Nouvian, secrétaire général du Mouvement national lycéen (MNL) samedi matin sur Europe 1.

"Jean-Michel Blanquer n'apporte pas de vraies solutions"

En cause : les aménagements pour le bac 2021. Des syndicats lycéens demandaient à ce que l’examen soit passé en contrôle continu, en raison de la crise sanitaire du Covid-19 qui a largement perturbé les cours depuis la rentrée. Jean-Michel Blanquer a cependant annoncé que le grand oral, épreuve phare qui doit avoir lieu pour la première fois cette année, serait maintenu. En revanche, pour l’épreuve de philosophie, la note de contrôle continu sera retenue si elle est meilleure que celle de l'épreuve écrite. "C'est du bricolage", a réagi Antonin Nouvian. "Jean-Michel Blanquer n'apporte pas de vraies solutions. Outre ce fait-là, il ne répond pas aux questions sanitaires et en plus, il oublie encore et toujours les lycéens issus du professionnel, les lycéens en CAP et en BTS", a-t-il poursuivi.

Sur Europe 1, Antonin Nouvian a également reproché à Jean-Michel Blanquer de ne pas avoir reçu toutes les organisations lycéennes. "Il a toujours refusé de rencontrer les organisations syndicales lycéennes qui ont appelé justement à la mobilisation. Il s'entête à recevoir une organisation lycéenne proche d’Avenir lycéen, une ancienne association qui avait été pointée par une enquête de Médiapart (également selon Libération, ce syndicat lycéen, créé en 2018, avait été initié par le Ministère pour soutenir les propositions du gouvernement et servir la communication du ministre, ndlr)", a poursuivi Antonin Nouvian.

Invité d’Europe 1 lundi soir, Jean-Michel Blanquer s’était dit "ouvert à des aménagements possibles", mais avait répété qu’il tenait à "ce qu'on ne passe pas au contrôle continu intégral".

Europe 1
Par Léa Leostic