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Virginie Riva, édité par Rémi Duchemin , modifié à
Le 2 novembre, les élèves français reprendront le chemin de leur établissement scolaire, pour la première fois depuis l’assassinat, vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, de Samuel Paty. L’Education nationale réfléchit déjà aux mesures à adopter pour installer un moment de recueillement, et pour placer la laïcité au cœur de l’action.

Depuis le terrible assassinat, vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, de Samuel Paty, la très grande majorité des élèves de France ne sont pas retournés en classe, vacances de la Toussaint obligent. La rentrée scolaire aura lieu le 2 novembre, et le ministère de l’Education nationale veut mettre à profit ce délai pour mettre en place des dispositifs pour la rentrée. L’objectif est de faire de cette rentrée un moment solennel et républicain, mais aussi d’installer des outils à destination des personnels en cas de contestation d’élèves ou de parents.

"Pas d'improvisation"

La première priorité est de travailler à l'organisation d'un temps de recueillement à la rentrée. Le maître mot pour Jean-Michel Blanquer c’est : 'pas d’improvisation'. Le ministre l’a martelé aux chefs d’établissement qu’il a reçus lundi. Il souhaite un message vertical, fort, sur la laïcité et les valeurs de la République. Parmi les pistes envisagées : un texte classique ou d’actualité qui serait lu partout, dans chaque cour d'école, au primaire, au collège et au lycée.

En parallèle, le ministère travaille à l’élaboration de conseils, de recommandations à adresser à tous les professeurs et chefs d’établissement en cas de contestation, de refus de respecter la minute de silence. Cette communication devrait se faire via un mail simple à tous les personnels de l’Education nationale, quelques jours avant la rentrée pour être efficace.

Faire appel à la société civile ?

Les enseignants et personnels de direction réclament par ailleurs de retarder l'arrivée des élèves le lundi 2 novembre, peut-être à 10 heures, pour qu'ils puissent échanger entre eux, avant de parler à leurs élèves.

Le ministre a également évoqué la possibilité de faire appel à la société civile, avocat, journalistes pour débattre avec les élèves. Les chefs d'établissement lui ont conseillé d'étaler toutes ces initiatives sur un temps long, peut-être pas tout concentrer le 2 novembre. Sur tous ces sujets, le Conseil des sages de la laïcité, créé par Jean-Michel Blanquer, va être sollicité tous les jours durant ces deux semaines de vacances scolaires.