Après les inondations, Morlaix veut faire revenir les touristes

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Durement frappée par les intempéries du début du mois, la ville du Finistère s'inquiète pour son image de marque et entend montrer qu'elle a déjà remonté la pente.
REPORTAGE

De l'eau et de la boue jusqu'à la nausée. Les Morlaisiens ont payé très cher le prix du déluge qui s'est abattu sur eux début juin, avec une cinquantaine de commerces du centre-ville inondés. Deux semaines plus tard, sept magasins restent fermés, mais tous les autres sont bien ouverts et entendent le faire savoir haut et fort à quelques jours du début des vacances. A partir de jeudi débute ainsi une opération séduction baptisée "Vous avez vu Morlaix mouillé, vous allez aimer Morlaix aussi sec". Les commerçants lancent un appel aux médias nationaux, qu'ils invitent, après avoir relayé les inondations, à venir revoir la ville à présent que les stigmates des intempéries sont effacés.

"C'est reparti de plus belle !" "Car les riverains redoutent les conséquences des images diffusées en continu sur les esprits et sur l'économie locale. "Des clients nous ont dit qu'ils ont croisé des gens de Lille, par exemple, qui n'osaient pas venir à Morlaix parce qu'ils avaient vu des images de la ville complètement inondée, et appréhendaient de venir jusqu'à Morlaix", rapporte à Europe 1 Virginie Quéguiner, responsable de la boutique Attitude, rue d'Aiguillon. "Il faut que l'on fasse quelque chose pour montrer que tout va bien, et que c'est reparti de plus belle !"

"Venez nous voir". L'association des commerçants lance donc une grande opération charme : 50 fleurs géantes en mousse ont été plantées dans la ville et trois jours d'animation sont prévus les 21, 22 et 23 juin pour redorer l'image de la cité du viaduc. "On a encore tous des petits soucis avec nos établissements. Il faut maintenant que nos clients reviennent. Ça serait dommage de rester sur l'image des inondations avec une ville un peu dévastée", relève Caroline Lambel, copropriétaire de la brasserie Le Grand Café de La Terrasse. "Venez nous voir, il fait beau, on a une très belle ville !", lance-t-elle. Autre espoir pour ces riverains : la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle dans les prochains jours.

Europe 1
Par François Coulon, édité par Romain David