Rodolphe Millet, directeur général de Jacquet Brossard, était l'invité de "La France bouge". 1:00
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Ugo Pascolo
Invité de "La France bouge", le directeur général de Jacquet Brossard, Rodolphe Millet, a donné le pouls du marché du goûter en France. Et d'après lui, le chiffre d'affaires se porte bien après la tempête générée par le Covid. Par ailleurs, l'homme se veut rassurant par rapport à l'approvisionnement des matières premières bouleversé par la guerre en Ukraine. 
INTERVIEW

Un petit plaisir retrouvé. Après les différents confinements et couvre-feu, et la mode du fait-maison, les Français semblent avoir retrouvé le goût du traditionnel quatre-heures. C'est en tout cas le constat que tire Rodolphe Millet, directeur général de Jacquet Brossard. Invité de La France bouge mardi, il confirme que "les choses vont plutôt bien". "Après la période que l'on a connue en 2021, avec le coronavirus et le retour du fait chez soi, le marché retrouve des couleurs."

Un marché en progression de 6% par an 

Le groupe réalise ainsi un chiffre d'affaires qui avoisine les 308 millions d'euros en 2021, avec une progression d'environ "6% par an". "On prend son goûter à l'extérieur, on a envie de retrouver du plaisir et donc le marché reprend des couleurs." Et si l'invasion russe en Ukraine "bouleverse fortement les marchés des matières premières", Rodolphe Millet l'assure : "La quasi-totalité de nos ingrédients sont d'origine française." "On maîtrise nos filières d'approvisionnement", résume-t-il.

Quant à la pénurie d'œufs liée à la grippe aviaire qui plane, le directeur général assure s'être déjà penché sur le problème. "Il y a 34 pays qui sont touchés dans le monde, et effectivement les approvisionnements sont plus tendus. On se prépare éventuellement à faire évoluer des recettes en utilisant des œufs sous d'autres formes".