Alpes-Maritimes : les premières retrouvailles émouvantes des rescapés avec leurs proches

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À Saint-Martin-Vésubie, une soixantaine d'habitations ont été emportées par les eaux vendredi. 1:29
À Saint-Martin-Vésubie, une soixantaine d'habitations ont été emportées par les eaux vendredi. © Valery HACHE / AFP
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Europe 1 a pu se rendre à l'aéroport de Nice où des habitants de Saint-Martin-Vésubie, durement touchée par les intempéries de vendredi, ont pu retrouver leurs proches après avoir été évacués par hélicoptères. Mais de nombreux sinistrés sont toujours coincés dans cette petite commune, coupée du monde après l'effondrement de la route.
REPORTAGE

Huit personnes sont toujours officiellement portées disparues dans les Alpes-Maritimes, durement frappées par de violentes intempéries de vendredi, et une dizaine activement recherchée. 1.000 pompiers, dont des renforts venus de toute la France, ont effectué quelque 380 interventions depuis plus de 24 heures. Mais plusieurs villages de montagne dans l'arrière-pays niçois restent injoignables, privés de route et d’électricité. Certains rescapés ont toutefois pu être évacués par les airs, avant des retrouvailles particulièrement émouvantes avec leurs familles à l’aéroport de Nice.

Devant le terminal 1, certains proches ont dû patienter de longues heures avant de pouvoir serrer dans leurs bras plusieurs habitants de de Saint-Martin-Vésubie, évacués par hélicoptères. La priorité a été donné aux personnes âgées, aux enfants et aux femmes. "Mon mari est toujours là-haut, c’est compliqué", glisse, en larmes, une mère de famille qui a dû laisser son époux au village, où une soixantaine de maison ont été emportées.

"Je ne sais pas dans quel état est ma maison"

Une grand-mère attrape dans ses bras ses petits-enfants, soulagée. "Mon fils, mon neveu et ma nièce sont encore là-haut. Je ne sais pas dans quel état est la maison, mais on m’a dit qu’elle était très abimée", explique-t-elle toutefois, la gorge nouée.

Mise en place d’une cellule psychologique

On sent toute la difficulté qu’on ces sinistrés à mettre des mots sur ce qu’ils ont vécu. "C’est l’apocalypse. Il y a de l’eau partout, plus de centrale électrique, plus rien", résume un riverain. "Enormément de personnes sont encore là-haut, sans maison." Une cellule psychologique a été prévue pour ces sinistrés, certains pourront être pris en charge dans des hôtels. Du côté des secours, les rotations aériennes ont repris dimanche.

Europe 1
Par Nathalie Chevance, édité par Romain David