Agression à la prison de Borgo : un détenu mis en examen

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Deux gardiens de prison de Borgo ont été agressés par un détenu vendredi.
Deux gardiens de prison de Borgo ont été agressés par un détenu vendredi. © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP
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Un détenu de la prison corse de Borgo a été mis en examen pour "tentative d'assassinat" sur deux surveillants, les quatre autres personnes interpellées ayant été relâchées.

Un détenu de la prison de Borgo, en Haute-Corse, a été mis en examen dimanche pour "tentative d'assassinat" sur deux surveillants et quatre autre personnes, dont 3 détenus, ont été mises hors de cause et leurs garde à vue levées, a fait savoir la procureure de la République de Bastia. Un seul détenu, l'auteur présumé de l'agression, a été mis en examen, le parquet de Bastia a demandé le dépôt criminel. "Les garde à vue des trois autres détenus ont été levées, l'enquête ayant permis de les mettre hors de cause, il s'étaient précipités pour venir en aide aux gardiens", a indiqué la procureure Caroline Tharot.

Enquête pour radicalisation. Par ailleurs, l'agresseur "faisait l'objet d'une enquête de radicalisation" mais "à ce stade aucun élément ne permet de confirmer la nature terrorise de l'acte", a précisé la procureure. En garde à vue, le détenu évoque un geste "de colère ne parlant pas d'une quelconque menace terroriste", a-t-elle précisé. "La garde à vue d'une cinquième personne, la compagne de l'agresseur présumé, qui était soupçonnée de lui avoir fait parvenir un couteau et avait été interpellée à Bourg-en-Bresse dans l'Ain, a également été levée", aucune charge n'ayant été retenue contre elle, a-t-il été précisé.

Blocages des prisons. Les deux gardiens de prison avaient été blessés vendredi matin dans ce centre pénitentiaire de Haute-Corse, où la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, qui s'était rendue sur place, avait été sifflée vendredi après-midi. Le centre pénitentiaire de Borgo était toujours bloqué dimanche par les surveillants, ont indiqué la procureur et le ministère de la justice. L'agression de Borgo a de nouveau tendu les négociations autour des questions de sécurité dans les établissements pénitentiaires. Les syndicats unanimes, ont rejeté les propositions du gouvernement et annoncé un nouveau "blocage total" des établissements lundi.