Prisons : une éventuelle complice de l'agresseur de Borgo entendue à Lyon

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Deux surveillants de la prison de Borgo ont été agressés vendredi.
Deux surveillants de la prison de Borgo ont été agressés vendredi. © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP
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Une femme non-détenue a été placée en garde à vue à Lyon, soupçonnée de complicité dans l'agression de surveillants à la prison de Borgo vendredi.

Une femme, éventuelle complice de l'agresseur de deux surveillants de prison vendredi au centre pénitentiaire de Borgo, en Haute-Corse, est actuellement en garde-à-vue et entendue par les policiers à Lyon, a indiqué samedi la procureure de Bastia. "Il s'agit d'une proche de l'auteur présumé de l'agression, et nous cherchons à déterminer son rôle éventuel", a précisé Caroline Tharot, en soulignant que cette femme avait bien "bénéficié de parloirs avec l'intéressé".

Le détenu lui aurait demandé un couteau. De source proche de l'enquête, cette femme, originaire de Bourg-en-Bresse dans l'Ain, serait venue en Corse par avion samedi dernier. Selon une écoute téléphonique récente, le détenu lui aurait demandé de lui procurer un couteau, précisait-on de même source samedi. L'enquête devra notamment déterminer si ce couteau a bien été donné, et s'il s'agit de l'arme blanche utilisée vendredi pour l'agression des deux surveillants. La procureure de Bastia a précisé que les gardes-à-vue des quatre détenus interpellés vendredi par les gendarmes dans la prison de Borgo ont été prolongées samedi, "afin de déterminer le rôle précis de chacun": "Pour l'instant, nous savons qu'une personne a porté des coups, il nous reste à préciser le rôle des trois autres."

Mouvement de grogne des agents pénitenciers. Cette agression de vendredi en Corse a entraîné un durcissement considérable du mouvement de colère des surveillants de prison, entamé après l'agression de trois gardiens par un détenu djihadiste à Vendin-Le Vieil dans le Pas-de-Calais le 11 janvier. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, de passage en Corse vendredi après-midi pour se rendre au chevet des surveillants blessés, a été sifflée et huée par une centaine d'agents rassemblés devant la prison de Borgo, où elle était venue rencontrer les organisations syndicales.