Affaire Vincent Lambert : "Il ne peut pas s’exprimer mais ça ne veut pas dire qu'il n'a pas conscience d'exister"

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Chez Christophe Hondelatte, Tugdual Derville, délégué général de l’association Alliance Vita, a réagi mardi à la reprise des soins pour Vincent Lambert.
HONDELATTE RACONTE

Lundi matin, les médecins de l’hôpital de Reims avaient engagé le processus de fin de vie de Vincent Lambert. Mais, dans la soirée, coup de théâtre, la cour d'appel de Paris, saisie par les parents, a ordonné le rétablissement des traitements visant à le maintenir en vie, jusqu'à ce qu'un comité de l'ONU se prononce sur le fond de son dossier. Tugdual Derville, délégué général de l’association Alliance Vita, se bat depuis plusieurs années pour le maintien des soins. Il était l'invité de Christophe Hondelatte mardi.

"Les médecins sont incapables de dire ce qu'il ressent"

"Il y a un mystère derrière notre existence, et notamment derrière l'existence de ces personnes cérébrolésées", explique Tugdual Derville en guise de préambule. Pour le directeur général de l'association Alliance Vita, les changements d'état de Vincent Lambert au fil des années - neuro-végétatif, pauci-relationnel - montre qu'il y a des évolutions. "Les médecins sont incapables de dire ce qu'il ressent. Il n'a pas la capacité de s’exprimer, mais ça ne veut pas dire qu'il n'a pas conscience d'exister", estime Tugdual Derville, qui pose seulement le constat d'"une personne très gravement handicapée, très dépendante".

"Il n'est pas branché à plein de tuyaux, il n'est pas dans le coma"

Au micro d'Europe 1, Tugdual Derville dénonce également une certaine désinformation et une méconnaissance du cas de Vincent Lambert. "Il n'a rien de l'image que s'en font certains Français : il n'est pas branché à plein de tuyaux, il n'est pas dans le coma, il y a seulement une gastrostomie", détaille le délégué général de l’association Alliance Vita. "Bien des personnes porteuses de lourd handicap ont trouvé des raisons de vivre dans les situations, apparemment absurdes, dans lesquelles elles vivaient", conclut Tugdual Derville.