Incendies en Australie : des mamies cousent des poches pour sauver les bébés kangourous

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En Australie, des bébés kangourous pourront poursuivre leur développement dans des poches de substitutions confectionnées en France. 1:48
En Australie, des bébés kangourous pourront poursuivre leur développement dans des poches de substitutions confectionnées en France. © SAEED KHAN / AFP
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Face à l'ampleur du désastre causé par les incendies en Australie, une petite équipe de huit mamies se sont retroussées les manches à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes. Ces membres du club du Bel Âge confectionnent depuis quelques semaines des poches de substitution, afin de venir en aide aux bébés kangourous qui ont perdu leur mère. 

Comme partout dans le monde, les images des incendies sans précédents en Australie ont touché à Villeneuve-Loubet. Et huit mamies, membres du club du troisième âge de la commune des Alpes-Maritimes, ont décidé de ne pas rester inactives : elles se sont retroussées les manches pour venir en aide aux marsupiaux victimes des flammes sur l'île continent. Sans relâche, elles confectionnent des poches destinées aux bébés kangourous orphelins. Certaines sont déjà parties de Carcassonne en direction de l'Australie. "Une quarantaine" au total sur le millier expédié. "120 poches sont actuellement en préparation", précise Guy Dubrulle-Pasquier, le Président du Bel Âge de Villeneuve-Loubet.

"On a toutes été d'accord"

"Nous sommes devenues les grands-mères de ces bébés kangourous", explique Jacqueline qui n'a pu rester insensible face à ces images de désolation venues de l'autre côté du globe. "Il fallait faire quelque chose pour ces petits animaux". Alors comme elle, sans hésiter, huit femmes du club ont dégainé leurs aiguilles, leurs ciseaux et leur fil à coudre. Face à ces incendies "abominables", Viviane raconte que la décision a été prise en quelques secondes. "Quand on nous a parlé de ces petits kangourous orphelins, on a toutes été d'accord à l'unanimité."

"Je viens en dansant"

Alors, elles se sont mises à coudre "des poches de rechange", s’esclaffe Adrienne. Non loin d'elle, une autre pensionnaire du club, 89 ans, ne lâche pas sa machine à coudre. "On fait ça de bon cœur", dit Zizou, son petit surnom. "Moi, je viens en dansant. C'est pour la bonne cause. On ne remplace pas les mamans, mais nous sommes les grands-mères", confit-elle. 

Désormais, le club du Bel Âge de Villeneuve-Loubet cherche des relais à 16.000 km de la France métropolitaine. "Ce serait bien que l'on puisse trouver des correspondants en Australie pour pouvoir envoyer les poches", lance Guy Dubrulle-Pasquier. D'autant que de nouvelles poches, confectionnées à partir des T-shirt des pompiers des Alpes-Maritimes, n'attendent plus qu'à rejoindre l'Océanie.  

Europe 1
Par Frédéric Michel, édité par Cédric Chasseur