À Mourenx, le discours d'Emmanuel Macron n'a pas apaisé ces "gilets jaunes" : "On ne peut plus le voir !"

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 Toute la semaine, deux reporters d'Europe 1 posent leurs valises à Mourenx, une commune de 7.000 habitants située dans les Pyrénées-Atlantiques. 1:46
Toute la semaine, deux reporters d'Europe 1 posent leurs valises à Mourenx, une commune de 7.000 habitants située dans les Pyrénées-Atlantiques. © Théo Maneval / Europe 1
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EN DIRECT DE MOURENX, JOUR 2 - Europe 1 s'est installée cette semaine à Mourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques, où les "gilets jaunes" ne décolèrent pas après le discours d'Emmanuel Macron, mardi matin, depuis l'Élysée.
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>> Toute la semaine, deux reporters d'Europe 1 posent leurs valises à Mourenx, une commune de 7.000 habitants située dans les Pyrénées-Atlantiques. Le but ? Vous donner la parole et entendre vos problématiques quotidiennes. Retrouvez nos reporters en direct de Mourenx tous les jours à 7h12, dans les journaux de la matinale ainsi que ceux de Raphaëlle Duchemin et Pierre de Vilno entre 12h et 14h et de Matthieu Belliard de 17h et 20h.

"Le moratoire, c'est maintenant qu'il faut le faire".Les mots d'Emmanuel Macron, mardi depuis l'Élysée, n'ont en rien apaisé la colère des "gilets jaunes" de Mourenx. À tel point que le dialogue a été difficile à nouer entre ces manifestants, postés sur un rond-point, et notre journaliste.

Ils attendaient des réponses concrètes à leurs revendications, mais n'ont obtenu tout au mieux qu'une période de concertation de trois mois. "Pour les jeunes qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois, c'est maintenant qu'il faut faire le moratoire sur les carburants. Vous croyez que ça nous amuse, nous, d'être sur les ronds-points ? Quelle espérance on va avoir ?"

"Il faudra qu'il se casse". Ici, les "gilets jaunes" s'agacent de ne pas voir leurs revendications - hausse des salaires, baisse des taxes - reprises par le chef de l'État, et de n'entendre que des mots qui sonnent creux, selon eux, comme le chèque énergie ou la prime à la conversion. "Il faut enlever toutes ces put* de taxes", peste un manifestant. Dans son discours, Emmanuel Macron a pourtant exclu de les baisser. "Il fera ce qu'il voudra, mais il faudra qu'il se casse ! On ne peut plus le voir !", s'écrit-il. Un autre "gilet jaune" embraye, tout aussi remonté : "Là, s'il loupe son coup, ça sera la vraie révolution."

Leur ressentiment, leur détresse viscérale sont loin d'être calmés, même si la volonté de l'Elysée est de faire remonter les propositions du terrain dans les trois mois.

Europe 1
Par Théo Maneval, édité par Anaïs Huet